Carnet de route

Juin en Vanoise

Sortie :  du

Le 30/08/2012 par Roblin Alain

Samedi 19h, après trois tentatives le scudo 9 places loué à Super U est enfin chargé de tous nos bagages. Non, pour une fois nous ne filons pas vers les Pyrénées mais nous nous dirigeons sur Pralognan et plein coeur du parc de la Vanoise. Après un bivouac sur les pelouses d'une aire d'autoroute, à midi nous sommes fin près pour monter au refuge du col de la Vanoise ou nous rêvons déjà de Grande Casse que nous apercevrons au détour d'un virage.

Ce lundi matin le réveil carillonne à 4h, notre objectif du jour, la traversée du glacier de la Rechasse, puis parcours des arêtes de mont Pelve. C'est compter sans les caprices de la météo car le timide soleil de la veille s'est transformé en une pluie pas timide du tout. Retour sous la couette et nous profiterons de cette journée pour voir et revoir tous les noeuds prussic, machard, anneaux de buste... et faire également de belle glissage l'après midi sur les névés autour du refuge.

Mardi, le temps sera au rendez vous car monsieur MétéoFrance l'a dit, donc on recommence et là même scénario que la veille avec quelques rafales de vents supplémentaires. Le moral commence a baisser, même si Bernard, notre fétiche, nous assure qu'en sa présence nous ne pouvons qu'avoir une semaine réussie.

A 8 heure, la décision est prise. Ce sera un transfert sur La Bérarde car là bas il fait beau avec un arrêt à Saint Christophe pour glaner un quelconque topo que nous ne trouverons pas.

Guillaume se rappelle :

Après une préparation éclair, lors du trajet Vanoise => Ecrins, décision est prise de monter au refuge temple écrins pour réaliser le dôme de neige des écrins par le versant Sud de la brèche Lory.

Une montée agréable au refuge Temple écrins (2500m) nous permet de voir enfin des « vrais » glaciers ;-)

La préparation au refuge nous permet de deviner l’itinéraire jusqu’au glacier.

Le Jour J :

  • 3h : lever puis un petit déj pantagruélique… enfin pour ceux qui réussissent à manger de si bon matin

  • 4h : baudrier enfilé & frontale fixée sur le casque, en route pour l’aventure

  • Après 1h dans les cailloux, nous attaquons enfin la neige qui facilite la progression… enfin sauf quand on brasse jusqu’aux genoux… (Attention, Denis tu n’as pas tes raquettes)

  • Avec le lever du soleil, nous attaquons le glacier : Petit arrêt pour s’encorder et les 3 cordées repartent à l’assaut du glacier : direction le col du fifre puis le col des avalanches

  • Enfin nous approchons du haut du glacier du vallon de la pilatte.

  • Le couloir menant à la brêche Lory est en vue mais auparavant quelques épreuves nous attendent : le franchissement de la rimaye puis la pente d’accès au couloir….

La fatigue, les émotions liées au franchissement de rimaye & les effets de l’altitude nous obligent à faire demi-tour à l’aplomb du couloir.

Après avoir admiré la vue dégagée vers les Rouies, nous profitons de la descente pour réaliser une jolie balade sur le glacier et regarder de près la structure du glacier.

 

Attirés par les frites de la Bérarde, nous descendons jusqu’au Camping de la Bérarde pour installer notre campement pour la nuit.

Lors de la descente par le vallon de la Pilatte, nous avons pu voir les jolis sommets du Gioberney et des Bans qui donnent envie de revenir traîner le crampons dans le quartier.

 

Le lendemain Mélanie et Alain recopient à la hâte le topo du rateau et direction refuge du promontoire dont se souvient Mélanie.

 

Avec Karine nous sommes un peu « calmées » après ce début de semaine sur les chapeaux de roues et décidons de nous accorder une journée de break.

Nous faisons donc part de notre requête à nos coachs (Alain et Guillaume). Alain nous propose un compromis : nous montons tous ensemble au refuge du Promontoire, eux se lèvent hyper tôt le lendemain pour faire le Râteau, nous nous faisons la grasse mat et descendons tranquillou au refuge du Chatelleret pour manger une tarte à la myrtille, on se rejoint tous le soir. C'est vendu !

Nous montons donc au refuge, ce qui n'est pas exactement une mini randonnée non plus : la Bérarde / le Promontoire : 1380 m de dénivelé ! Il fait chaud et nous avons la tentative du Dôme de la veille dans les pattes, c'est un peu dur.

Après 2h00 de marche, nous arrivons au refuge du Chatelleret, nous buvons rapidement un coup, nous nous allégeons de notre quincaillerie (ben oui une broche à glace, des sangles, des mousquetons, un livre pour buller au soleil, des dégaines, un bout de corde, des pruneaux, un piolet, des crampons, des granys, de l'eau, une doudoune, une polaire dans le sac à dos, ça use, ça use...). Ne pas trop nous attarder, car il nous reste encore au bas mot deux heures d'ascension, peut être plus, car il reste l'éventualité de chausser les crampons là haut. (Si j'ai bien compris, le bon alpiniste est prévoyant …)

Nous repartons donc direction le Promontoire. C'est alors que Guillaume s'échappe du pelloton, avec Denis dans sa roue. Alain, un peu cycliste dans l'âme, ne peut s'empêcher de rattraper l'échapée... Mais très vite, il redevient l'équipier modèle et nous attend après un névé de première catégorie. Nous commençons à apercevoir une sorte de grosse boîte de conserve posée sur un caillou là-haut sur la montagne, au pied de la Meije et du Râteau... l'altitude qui attaque la vision ? Non non, en fait il s'agit du refuge !

L'échappée décide de se faire un sprint alpin : ils passent par la falaise. De loin, c'est superbe et impressionnant de les voir si petits monter sur ce gros caillou juste en bas du refuge. Nous décidons de faire le tour, nous sommes chanceux, la neige est bonne, inutile de chausser les crampons.

Nous arrivons au refuge, mais alors quel refuge : nous sommes en haute montagne perchés à 3092 m, avec une vue incomparable ! L'accueil y est très chaleureux et le repas excellent. Karine et moi savons que c'est enfin le break, les garçons préparent leur course du lendemain, le moral de l'équipe est bon !

Le lendemain après une bonne grasse mat' réparatrice (ouais ok, faire la grasse mat' au Promontoire, ça peut étonner les plus avertis, mais on fait ce qu'on peut !!!!) nous prenons le petit déj' en compagnie de Nathalie, la gardienne super sympa qui nous parle de son métier, de sa passion.

Après un bain de soleil sur la terrasse, nous descendons tranquillement vers le refuge du Chatelleret, où nous attendent deux tartes à la myrtille miam miam miam !!!

Après une après midi à lézarder sur notre rocher, nous nous mettons face au col vers 14h, pour attendre nos compagnons qui devraient apparaître sous peu... 15h00, rien ;16H00, rien... ; 17H00, toujours rien, nous en parlons à la gardienne, qui nous dit bien que la course sur laquelle ils sont partis est longue. Elle contacte les refuges alentours, rien... ; 18H00 toujours rien, nous décidons d'appeler le PGHM...OK... une minute plus tard, le téléphone sonne, c'est Guillaume qui nous appelle du refuge de la Selle. OUF !!! La course était effectivement très longue et les conditions de neige pas terribles...

Tout est bien qui finit bien , nous nous retrouvons le lendemain, pour écouter les aventures de ces héros ! Un grand merci à Alain et Guillaume nos super coachs, et à Bernard, Karine et Denis pour leur bonne humeur.

 

Mais que faisiez vous pendant ce temps là Bernard.

Refuge du Promontoire, 4h00 du matin, c’est l’heure ! Et si je redescendais avec les filles ? Allez c’est parti.

J’ai du mal à ouvrir les yeux devant mon bol de café, au programme le Râteau de la MEIJE et la météo s’annonce belle. Une grande journée, tiens, même la télévision est là. Euh non ce n’est pas pour nous, c’est un tournage pour l’ascension de la Meije par Pierre GASPARD en 1877.

5h00, on décolle du refuge, montée vers la Brèche de la MEIJE, descente et traversée sur le glacier du même nom et montée vers l’arrête est du Râteau. Escalade facile de cette arrête mais avec l’altitude, les chaussures de montagnes et les sacs c’est un peu plus dur.

Nous suivons l’arrête jusqu’à l’antécime Est du Râteau, un rappel sur un becquet douteux et nous voilà au pied du sommet.

La décision est prise de commencer la descente sans monter au sommet car nous sommes en retard sur l’horaire de la course. Sage décision car la descente sera un peu compliquée. Lorsque nous arrivons sur le glacier de la Selle nous décidons de descendre sur le refuge de la Selle, trop tard pour remonter au col du Replat et descendre sur le refuge du Chatelleret ou nous devions retrouver Karine et Mélanie.

Arrivés juste pour le repas du soir au refuge de la Selle ou il semble que nous étions attendus. Nous prévenons nos 2 amies que nous ne pourrons pas les rejoindre. Nous les laisserons seules devant leurs tartes !

Même si nous n’avons pas fait exactement ce qui était au programme c’est une très belle journée en haute montagne.

Discussion avec Denis sur la température du vin à table, mais nous sommes tous d’accord pour dire que le Génépi est excellent.

Karine, Mélanie, Bernard, Denis, Guillaume, Alain







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