Carnet de route

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Sortie :  du

Le 04/06/2013 par ROZET Malthide

De Néouvielle au Caroux en passant par la Pedraforca

 

Partis pour le massif de Néouvielle, nous nous sommes rapidement rabattus sur le massif de la Pedraforca... à cause du mauvais temps (étonnant!). Malheureusement, après un point météo lors de notre pique-nique, Pedraforca s'est à son tour révélée inhospitalière : seul le Mont Caroux voulait bien de nous ! Changement de direction et en route vers le Caroux où nous arrivons le mercredi soir ... sous la pluie.

 

 

Le jeudi, dès notre réveil, le soleil est présent comme promis et nous permet de nous faire la main toute la journée sur la tête de braque. Ce secteur domine l'entrée des Gorges d'Héric, magnifique vallée du Haut-Languedoc propice aux randonnées et surtout en ce qui nous concerne aux terrains d'aventure.

Contents et fatigués après cette première journée, nous ne déplorons que la perte d'un camelot 0.5. Nous nous retrouvons le soir autour d'un repas puis s'ensuit une longue étude des topos et du choix des cordées du lendemain :

 

Aiguille Déplace :

  • Paul et Thomas

  • Hervé, Fabrice et Bernard

 

Arête des Charbonniers

  • Alain, Mathilde et Karine

  • Pascal et Magali

 

Le lendemain sur la déplace (raconté par Thomas).

 

Partis plus tôt avec Paul, nous suivons un balisage que nous pensons être celui de la voie. Nous arrivons effectivement à un départ de voie, mais pas la bonne... Nous décidons donc de redescendre à un embranchement où nous retrouvons la cordée d’Hervé, Fabrice et Bernard. Nous partons tous ensemble à la recherche de la voie Déplace que nous trouvons facilement après 1h30 de recherche. Cette fois c'est bon, c'est le départ. Nous nous engageons dans cette belle voie ensoleillée. La vue est magnifique tout le long de l'ascension et nous pouvons admirer nos camarades qui gravissent l'arête des Charbonniers, et qui ont le temps eux de prendre un pique-nique. Pour nous les longueurs s'enchaînent, nous sommes partis assez tard et il ne faut pas trainer. Nous arrivons finalement au sommet et trouvons une sortie derrière le pic qui nous mène vers ce que nous croyons être le sentier de retour. Et de kairn en kairn nous nous engageons insouciants dans une gorge de plus en plus pierreuse. La descente est longue, fatigante et parfois même technique. Nous arrivons enfin au camping vers 21h00. Nous apprendrons qu'il existe un chemin de retour plus long certes, mais beaucoup plus simple.

 

 

Le même jour sur l’arête des charbonniers.

 

Comme prévu la veille, nous partons à pied du camping à 8h30, nous longeons les Gorges d’Héric pour emprunter un chemin qui traverse la forêt. Environ deux heures après avoir quitté le camping nous atteignons le départ de l’arête des Charbonniers.

 

Pendant que la cordée d’Alain se prépare (c’est à dire Alain, Karine et moi même), Pascal et Magali attaquent le dièdre de départ. Le vent commence à se faire sentir, nous nous couvrons au maximum, nous avons hâte de grimper au soleil.

 

Sur la voie, les cordées se dispersent. L’arête côté AD nous réserve quand-même quelques surprises. Malgré quelques passages délicats et un vent fort déstabilisant, Alain s’en sort à merveille. Après 3 heures d’escalade sur ce beau Gneiss adhérant, nous atteignons le sommet où nous retrouvons la première cordée. Au soleil et surtout à l’abri du vent, nous profitons d’une magnifique vue composée de massifs et de plateaux, au loin on imagine presque la mer. Sur la falaise en face de nous, nous apercevons les cordées Paul-Thomas et Hervé-Bernard-Fabrice.

 

Le topo nous conseille de poursuivre avec une seconde ascension : la déplace. Après une longue recherche sans succès, nous nous décidons à redescendre au camping, en faisant un petit détour au village pour saliver une petite mousse en terrasse.

 

Au camping, malgré leur arrivée tardive, nous patientons pour partager la bière du réconfort. Après concertation, les cordées du lendemain restent sensiblement les mêmes. Magali rejoindra la cordée de Paul et Karine grimpera avec Pascal. Les cordées de Paul et Hervé se dirigeront vers le pic de Godefroy tandis que les cordées de Pascal et Alain partiront sur la déplace.

 

 

 

Le samedi : arête sud ouest du pic de Godefroy racontée par Thomas et Magali.

 

Nous trouvons cette fois facilement le départ de la voie, départ qui s'avère relativement délicat. Nous progressons ensuite beaucoup plus facilement, mais le vent est de la partie, de violentes bourrasques balaient cette arête et la voie ne se laisse pas déchiffrer aussi facilement que nous le souhaitons. Finalement nous arrivons avec joie et soulagement à ce que nous pensons être le sommet mais il s'agit d'une grande vire avant le ressaut final. Le vent est de plus en plus fort, nous cherchons le passage, lisons et relisons le topo. Finalement, nous repartons sur une petite vire après une tentative de Paul dans une cheminée. C'est Hervé qui ouvre la voie, nous le voyons chercher le chemin, il trouve finalement un relais chainé. Nous voyons le sommet d'où nous sommes mais il paraît inaccessible. Nous nous résignons donc à tirer un rappel à partir du relais mais sommes incapable de voir si la corde touche le sol... Que faire ?! Hervé propose alors de tirer le rappel à partir d'un becquet duquel nous pouvons vérifier la bonne longueur de la corde. Nous descendons donc ce long rappel qui nous permet de nous « échapper » de la voie. Nous gravissons les derniers mètres et passons enfin de l'autre côté du pic pour nous retrouver au même endroit que la veille. Et encore une fois nous ne savons pas où se trouve le chemin de retour. Nous savons qu'il ne faut nous engager dans le même chemin que la veille. Malgré les conseils téléphoniques d'Alain nous ne trouvons pas ce chemin pour la deuxième fois de suite. Il est 8h00 du soir, nous sommes toujours en haut du pic, sur le plateau qui se trouve derrière. Notre carte est loin d'être précise et nous choisissons d'opter pour la sécurité : un hameau du nom de Douch se trouve à 1h00 de chemin et nous demandons à l'autre cordée de venir nous chercher en voiture (honte sur nous). Nous arriverons au camping à 22H30. Grosse journée, beaucoup de vent, une voie qui nous a tenus en échec, un chemin de retour qui se cache : nous avons beaucoup appris aujourd'hui! Et surtout merci beaucoup à Paul et Hervé de nous avoir guidés à travers ces magnifiques paysages.

 

Le même jour sur la déplace :

 

Nous quittons le camping sensiblement à la même heure et empruntons la même marche d’approche que la veille ; à la seule différence près que le départ de la déplace est bien plus haut dans la forêt. Grâce aux précieux indices donnés la veille par Hervé et Paul, Pascal et Alain trouvent le départ de la déplace sans difficulté.

Avec Alain nous partons dans le dièdre de la première longueur, Karine et Pascale partent juste derrière nous. Le vent souffle encore, il est pratiquement impossible de s’entendre avec Alain. Il fait plus froid et le ciel est menaçant, il nous arrive même de sentir quelques gouttes. Nous essayons donc de ne pas tarder sur la voie. Les deux cordées se suivent sur cette magnifique arête constituée de belles dalles et de petits ressauts. On trouve aisément un arbre ou un béqué pour installer son relais. Il reste encore quelques vieux pitons rouillés qui traînent par ci par là. Durant notre ascension nous profitons d’une large vue sur le massif du Caroux. On peut enfin apercevoir la mer.

L’ascension se termine par une arête type montagne où il est facile d’évoluer en corde tendue. Après un petit rappel pour sortir de la voie, Alain nous propose de redescendre par un sentier de randonné pour éviter une descente pénible par la combe.

 

Nous sommes à nouveau les premiers au camping. Alain tente de joindre à plusieurs reprises Hervé. On apprend qu’ils sont toujours sur la voie et qu’ils cherchent une solution pour en sortir. Tous les quatre nous nous décidons donc d’attendre patiemment au bar du village. Quelques heures plus tard, on apprend qu’ils ont réussi finalement à poser un rappel pour sortir de la voie. Alain leur conseil de prendre le chemin de randonnés qui mène au village où ils iront les chercher.

La nuit commence à tomber mais nous voilà rassurés : nos compagnons ne passeront pas la nuit dehors. Après cette péripétie, on retiendra le bon conseil de Paul donné la veille : ne jamais partir sans son couteau et ni sans ... sa frontale !

 

A 22h30, l’ensemble du groupe est de retour au camping. Pendant un repas vite avalé, chacun échange sur les nombreuses péripéties de sa journée.

 

Merci beaucoup à Alain pour l’organisation de ce beau week-end ensoleillé et merci à Hervé, Pascal et à Paul de nous avoir guidés sur ces belles voies en terrain d’aventure.

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