Carnet de route

La Haute Route des Escartons

Le 16/04/2016 par Lechat Catherine

Le ski, la neige, ça se mérite et ça commence par une longue, très longue journée de voiture : mais après …..

Dimanche 7 février : St Véran – refuge de la Blanche

Le soleil du matin fait place à un temps de plus en plus gris, un ciel de plus en plus bas. Le grésil s’épaissit et s’allège : il neige et la neige tient sur le sol et nos vêtements. Le gardien nous accueille avec sa balayette et nous avons droit à un époussetage en règle avant de mettre les pieds dans son refuge. A l’intérieur le poêle ronronne, nous chauffe et sèche nos affaires.

Surprise : nous sommes seuls, 5 autres skieurs arriveront plus tard.

Lundi 8 février

Le soleil brille , une belle couche de poudreuse nous attend. Nous redescendons sur St Véran et plus bas à La Chalp, avant de nous rendre, en taxi, à Souliers.

Quand on n’a pas skié depuis 20 ans, quand on n’est pas sur une piste damée, quand on a un sac trop lourd, bigre, que c’est dur de tenir sur ses skis et de ne pas se vautrer dans la neige – N’est ce pas JF ?

Mardi 9 février : Souliers – Brunissard

Nous sommes en vacances scolaires et pourtant Mélanie la gardienne du gîte n’a pas d’autres clients. Son accueil est chaleureux et ses conseils judicieux.

Sur sa proposition, nous ne prenons pas la piste damée qui mène à une réserve d’eau puis à Brunissard, mais un joli sentier longeant un canal d’irrigation, juste 2 rails pour les skis. Ce sentier est plat, mais pas facile pour certains : il faut avoir le pied sûr, N’est ce pas… JF ? Ensuite une large piste damée nous mène à Brunissard.

Au gîte « les bons enfants » nous sommes encore les seuls clients ; mais où sont passés tous ceux  qui étaient sur la route ?

Après-midi, repos forcé : 7 heures ininterrompues de neige. Le paysage change, devient hivernal, fé-é-rique. Mais le col de l’Izoard par la Casse Déserte devient inaccessible : trop de risques d’avalanches.

Mercredi 10 février

Le plan B a été activé. Le soleil brille, la montagne purge régulièrement son trop plein de neige. Pour nous : minibus, car, train, minibus, le tout entrecoupé de plus ou moins longues attentes. L’après-midi nous chaussons les skis pour remonter, en aller-retour, la route de l’Izoard que nous aurions dû descendre. Le temps incertain et le manque de temps nous fait faire ½ tour avant le col. Une route de montagne en lacets, c’est plat pour un skieur : il faut pousser sur les bâtons à la descente.

Abandon  de notre jeune "débutant".

Jeudi 11 février Le Laus - Mautino

Encore la plus belle étape du parcours, encore plus belle qu’en 2011. La Trace des Escartons, damée, est devenue la Haute Route des Escartons, sauvage. Sur le plateau, sitôt atteint le 1er hameau, plus de piste mais une belle poudreuse où seule la trace des raquetteurs et skieurs impriment la neige.

Superbe journée, nous en profitons au maximum, demain le mauvais temps revient.

Vendredi 12 février

D’Italie, nous repasserons en France au Col de Montgenèvre où Jean-François viendra nous récupérer.

Un nouveau plan B est mis en place : La neige s’est remise à tomber, tient au sol, tient sur les grands axes ; les chaussettes du minibus ne sont plus suffisantes, JF nous prendra à Briançon. Nous prenons un car régulier qui, lui bien équipé, nous redescend dans la vallée ; en prime un détour par la vallée de la Clarée, blanche et hivernale : féérique.

Et pendant ce temps qu’a fait notre ami JF ?
En raison du risque d'Avalanche nous avons pris notre minibus pour rejoindre le village du Laus.
J'ai proposé ce jeudi de rester au Laus et de redescendre le lendemain le véhicule à Briançon, nous nous sommes séparé le matin, l'équipe est partie vers le refuge de Mautino tandis que je faisais l'ascension du col de l'Izoard. Un temps frais mais très ensoleillé offrait des conditions de rêves pour cette ascension. Peu de monde croisé le matin à part un lapin des neiges et un habitant de Laus âgé de 94 ans qui skiait joyeusement. Pour l'anecdote celui-ci a été moniteur de ski au CAF de Briançon jusqu'à 85 ans....
Arrêt au refuge de Napoléon pour se réchauffer et prendre un café avant d'entamer les dernières centaines de mètres pour atteindre l'obélisque symbolisant le col de l'Izoard.
Le vent est mordant sur ce col mais la vue le fait oublier temporairement car le paysage et la vue à 360° est spectaculaire. L'ensemble du massif est enneigé et les sapins sont recouverts d'un fin manteau blanc.
La redescente se fait tranquillement en début d'après-midi et je croise un peu plus de skieurs et pratiquant la luge.
L'arrivée en milieu d'après-midi à l'hôtel me permet de prendre une douche chaude, de me reposer et ensuite d'aller boire, une bière brassée localement, dans la salle du restaurant près d'un superbe feu de cheminée !!! voilà une journée bien agréable !

 

Une fois de plus un grand merci à Patrice qui nous a fait vivre une nouvelle aventure nordique et a su être très réactif face à une météo pas toujours idéale mais qui nous a donnée des paysages inoubliables.

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