Carnet de route

Aventure en Catalogne

Le 17/04/2016 par Paul Dandelot

Samedi 9 avril 2016

Aujourd’hui départ pour l’Espagne, deux minibus au départ de Nantes. Le premier avec Paul comme capitaine et un autre avec Gaël. Départ prévu pour 4h20, et pour une fois aucun retard noté. Et c’était partit pour 12 h de route aller. Escale pour le petit déjeuner un quart d’heure après Bordeaux, puis cap sur l’Espagne. Nous avons pique-niqué à Pont de Suert dans une aire de jeux pour enfants et avons commencé à échauffer notre espagnol, non sans mal. Pause-café, puis plus que deux heures de trajet dans des routes de montagnes, et au bout, la découverte du refuge d’Abella, déchargement, installation dans ce magnifique site, puis pour les adultes départ pour une voie, et pour les jeunes baignade dans une eau froide, très froide, ainsi qu’une voie d’accès compliquée et douloureuse. Retour de tout le monde au gîte, préparation du repas de Jules et Thomas, petit descriptif du déroulé de la semaine à venir puis chacun vaque à ses activités avant de se coucher.

Dimanche 10 avril

Ce matin le réveil fut plutôt doux. Après avoir pris le petit déjeuner nous sommes tous partis, adultes d’un côté ados de l’autre, faire de l’escalade. Rémi est partit avec les adultes pour les  évaluer Paul est resté avec nous et nous sommes partis sur le secteur d’initiation pour raviver les automatismes. Petit repas le midi tous ensemble au gîte puis retour à l’escalade avec les mêmes groupes. Après quelques voies tout le monde est reparti au gîte à cause d’une averse, averse de 5 gouttes grand maximum !!!! Seul Thomas Paul et moi sommes restés 2 heures de plus. Petite anecdote de la journée la chute d’un descendeur… Je l’avoue, j’ai eu un problème technique pendant mon rappel. Enfin cette fin de journée est plutôt calme tout le monde est entier et content. Pour certain c’est récapitulatif de la journée pour d’autre cache-cache dans le village. Ce soir Mireille et Adélaïde au repas.

Lundi 11 avril

Nous nous levâmes à 8h pour une nouvelle journée. Nous nous séparâmes en 4 groupes : Brieuc, Laurent, Philipe qui sont allés dans un Bon Voyage parmi les Anges, Gaël, Nicolas et Kelly sont allés dans une voie inconnue et Rémy, Lucas et Thomas qui participèrent à la création de la voie du p’tit louis. Et les ados restant sont partis grimper des couennes au secteur Pyramide pour s’entrainer. Le groupe de Rémy (c’est-à-dire le mien) grimpa la majorité de la voie en chaussures de randonnée, même le 6b. Nous arrivâmes en haut à 17h alors que nous étions partis à 10h et nous arrivâmes avant le groupe de gaël. Nous finîmes sur un rappel en toile d’araignée de 45m. Nous rentrâmes chez nous à 18h. Pendant ce temps-là les autres ados ont arrêté de grimper à 14h car soi-disant ils avaient tous grimpé. Ils ont donc assisté à un cours d’histoire de la part du Paul Dandelot sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Ils sont ensuite partis se baigner mais leur flemmardise a été punie par des coups de soleil et des entailles dans les jambes. Paul les a donc obligés à regrimper à 17h30 en bas du village dans des voies plus dures. Mireille, malgré sa blessure majeure a réussi à se surpasser et finir une voie au-delà de ce que lui permettaient ses plaies. Nous finirons la journée sur un barbecue pensé pendant l’heure de sieste des ados.

Mardi 12 Avril

Ce matin, réveil difficile notamment pour les jeunes mais une joie toujours présente de notre présence à Abella. Le groupe s’est séparé en deux : les adultes avec Mireille, Jules et Dalva, et de l’autre côté Paul avec les autres jeunes. Le groupe de Paul est allé à Villanova de Meia pour découvrir le site. Le matin nous avons seulement grimpé une grande voie de deux longueurs. L’après-midi, Paul s’est plaint, cela était justifié, parce que le groupe n’était pas motivé. Nous avons finalement fait des manipulations en corde tendue avec les anneaux de buste. Nous sommes donc partis toute la journée jusqu’à 19h30 pour seulement 2 voies, cela est bien triste en y repensant. Du côté des adultes, ce fût manipulations pour le matin, y compris mouflage, aide au second etc. Ils sont partis dans les grandes voies de 4/5 longueurs l’après-midi. Autant dire qu’ils ont pu en profiter et je regrette cela en voyant le peu que nous avons fait. La journée s’est terminée avec un débriefing de Paul très remonté contre nous ainsi que des menaces de rentrer à Nantes. Nous avions donc intérêt à montrer notre envie de grimper le lendemain pour ne pas le décevoir davantage. Cette journée aura donc, je l’espère, été la moins belle de toutes pour le groupe de jeune avec Paul.

Mercredi 13 avril

Ce matin, après un réveil laborieux, le groupe s’est de nouveau séparé en deux. Le groupe de jeunes est parti grimper au secteur Via Ferrata. Jules, Adélaïde ont grimpé avec Paul tandis qu’une première cordée composée de Mireille, Juliette et Constance entamait une grande voie de 3 longueurs. Au bout de 2 longueurs, faute de trouver des clous elles sont finalement redescendues. Une deuxième cordée composée de Dalva, Thomas et Lucas est parti à la suite des 3 jeunes demoiselles. La première longueur de ce deuxième groupe étant plus compliquée, Dalva n’a pas pu la passer et a dû redescendre. Paul et Jules ont alors entamé eux aussi la grande voie en commençant par la même première longueur que la cordée de Mireille. Dalva et Adélaïde n’ayant plus de cordes, elles sont redescendues au gîte dans l’espoir de trouver une corde pour retourner grimper au secteur école. Ayant donné toutes leurs dégaines à Jules et Thomas, elles ont réalisé qu’elle n’allait pas pouvoir regrimper et ont décidé de s’entrainer aux manipulations telles que l’assurage du second lors d’une montée en corde tendue. Après cela elles ont attendu le retour du reste du groupe en lisant un guide de survie trouvé dans une armoire. Les premiers à rentrer ont été Jules et Paul, blessé lors de la descente vers le gîte. Après eux sont rentrés tous les autres, fatigués, et disant avoir suivi les traces du sang de Paul pour rentrer. S’en suivi une longue discussion concernant l’emplacement du topo, et une lecture à voix haute du guide de survie par Dalva.

Jeudi 14 Avril

Après un départ bien avant le petit matin (car les adultes sont programmés pour nous martyriser, pauvres adolescents innocents), nous sommes arrivés à Montfalco pour commencer l’arête tant méritée. Après une descente tumultueuse pour arriver au départ, le groupe a été malheureusement séparé en deux sous-groupes aux départs différents. Pendant ce temps, Adelaïde se promenait tranquillement en admirant les poissons ainsi que Michel la carpe. La cordée victorieuse fut bien sûr celle de Rémi, ils arrivèrent vers 14h30 et rejoignirent Adélaïde, qui partit ensuite au lac avec Dalva pour rejoindre Michel. Plus tard dans l’après-midi, tout le monde se retrouva pour une séance photo devant le magnifique paysage, puis Philippe et Rémi partirent en direction de leurs chez-eux respectif. Des douches plus tard, les survivants partirent manger et fêtèrent l’anniversaire de Lucas.

Vendredi 15 Avril

On aura noté la logique fatigue découlant de la journée décrite ci-dessus. Ainsi, c’est sous le signe de la ressource que se plaça la chaude journée du 15 Avril. Tout d’abord, la troupe s’est vue accorder une véritable grasse matinée (grasse martinée : nf, 8h30 dixit Le Paul Dandelot), suivie d’un copieux et dernier repas espagnol servi par le refuge. Puis, notre mini bus a pris la route de Sopeira, sympathique et pittoresque petit village espagnol niché au creux des montagnes et bénéficiant de quelques voies, d’un lac avec ponton et d’un bar bien garni. (Autrement dit, un lieu doté de tous les artifices essentiels à la survie de notre joyeuse bande de grimpeurs). Arrivé à destination, notre groupe s’est bien entendu divisé en deux catégories : les déterminés et les feignasses : nos déterminés filant vers les voies de couennes, nos feignasses vers le lac. Pour ma part, je garderai comme souvenir du village coups de soleil et cornet de glaces, et je vous laisse ainsi déduire mon groupe d’appartenance . A 17h, nous reprenions la route pour une destination bien moins emoustillante : la France bien sûr, et plus précisément un charmant hôtel « Première classe » aux environs de Tarbes (« Home sweet home » comme on dit …) Ainsi, après un copieux et chaleureux repas au resto du coin, c’est le cœur tout aussi chaleureux que nous avons enfin rejoint nos couchages.

 

Signés(ées) Adélaïde Constance Dalva Jules Juliette Lucas Mireille Thomas







CLUB ALPIN FRANCAIS NANTES-ATLANTIQUE
14 RUE BATONNIER GUINAUDEAU
44100  NANTES
Contactez-nous
Tél. 02 40 73 64 79
Permanences :
mercredi 19:00-20:30
Activités du club
Agenda