Carnet de route

Tour de l'Ossau

Le 01/07/2016 par Nelly Malcavat

Séjour pyrénéen du 18 au 24 juin 2016 – (Tour de l’Ossau et Corniche des Alhas)

Organisé par Catherine Lechat.

La folle équipe était composée de : Danielle, Michel, François, Edith, Valérie, Caroline, Catherine et Nelly. (une bande de jeunes sympas)

18 juin : Départ vers 8h30 de Nantes – Arrivée à GABAS vers 16h30.Repas à l’auberge Vignau – La garbure était du tonnerre ainsi que la suite du repas. Trop copieux pour des personnes qui n’avaient fait aucun effort de la journée. Bref, notre gourmandise était comblée.

19 juin : Après une bonne nuit et un petit déjeuner très copieux et succulent, nous sommes partis vers 8h30 afin de prendre le téléphérique et le petit train d’Artouste. Temps ensoleillé mais frais. Tout le monde a sorti son bonnet de laine.Nous avons commencé à randonner vers 10h, direction le refuge de Pombie.  La pause de midi fut  écourtée car le brouillard se levait et ne nous disait rien qui vaille. Du lac d’Artouste (1997 m) nous avons atteint le col d’Arrious  (2259 m). Sommes descendus jusqu’à Socques (1390 m) pour enfin atteindre, vers 18 h, le refuge de Pombie à 2031 m,  un peu vannés je dois dire. Sauf Caroline évidemment qui n’arrêtait pas de nous dire,  « c’est super, je suis en pleine forme et je ne sens même  pas mon sac, c’est comme-ci j’en avais pas » (un peu énervante la gazelle) 

Du coup, elle piquait dans le sac de Danielle pour se faire pardonner sa trop grande vitalité. (mais aussi par générosité, je crois) Michel a fait le bilan de la journée avec une application spéciale de son smartphone. Il paraît que nous avons fait 1000m de dénivelé en positif et 1100m en négatif (ou vice et versa). Moi, je vous le dis pour une première journée « c’est une tuerie ».

Je soupçonne Catherine d’avoir voulu tester notre endurance, elle n’a pas été déçue. Le lendemain nous étions en forme pour repartir vers le refuge d’Ayous. Nous avons laissé le gardien du refuge (Léo) à la dure journée qui l’attendait. Des ouvriers devaient être hélitreuillés ainsi  que tout le matériel, car le sol du réfectoire et la toiture devaient se refaire une beauté (ce n’était pas du luxe)

20 juin  : Nous sommes passés par  le col de Soum de Pombie, le col d’Iou (2194m). Descente un peu difficile (blocs de pierres) vers la cabane de Peireget  (1928m) où nous avons fait une petite pause grignotage. Soleil et fleurs étaient au rendez-vous. C’est au lac Casterau (1943 m) que nous nous sommes autorisés une pause confortable pour le déjeuner, agrémentée d’une petite sieste. A l’apéritif, Michel  et Valérie ont fait trempette dans le lac. Mon dieu que l’eau était froide, Caroline, Catherine et moi l’avons juste tâtée du bout des   pieds. Nous sommes repartis tranquillement car le refuge n’était pas loin. Après avoir dépassé le lac Bersau (2082m), nous nous sommes payés le luxe de perdre de vue notre chemin. Revenus sur nos pas, nous avons envoyé la gazelle(Caroline bien sûr) vérifier si le bon chemin était en haut de la super côte. Ayant reçu le feu vert, nous avons attaqué courageusement la dernière petite grimpette avant d’arriver au refuge (1982m), vers 16h30. Et là, stupéfaction, nous sommes tombés sur des Cafistes nantais (Marie et Philippe) qui se doraient au soleil en sirotant une boisson fraîche. Le monde est  petit.

21 juin : Journée relaxe car nous restions dans le même refuge.

Toujours très beau temps, nous avons choisi d’affronter  le pic d’Ayous  (2288 m) et de poursuivre vers les crêtes.  C’est là que nous avons pique-niqués. Michel en a profité pour prendre des photos  de chacun de nous à l’extrémité du rocher (en toute sécurité) face au pic du midi d’Ossau.

Le matin,  nous avons également fait des exercices de neige avec le piolet et les bâtons, sous la férule de Catherine. Les élèves étaient excellents.

Rentrés assez tôt au refuge, nous avons eu tout le loisir de lézarder sur la terrasse et notamment de faire connaissance avec des randonneurs sympathiques voire originaux. Nous avons eu le droit aux récits et anecdotes de trois randonneurs qui suivaient le GR10. Deux autres nous ont proposé de jouer avec des dés (jeu espagnol). Caroline et Catherine ont pris beaucoup de plaisir.

Pendant ce temps, Danielle et Michel rendaient service à la gardienne du refuge en essuyant la vaisselle et en mettant le couvert.

Inutile de vous dire que,  vu du refuge, le panorama était extraordinaire. Le pic du midi d’Ossau, au soleil couchant et  se reflétant   dans le lac d’Ayous , c’était à couper le souffle.

22 juin : La  journée prévue était très longue car nous devions récupérer le minibus laissé sur le parking du lac de Fabrèges et ensuite rejoindre Gabas car nous passions  la nuit dans la même auberge  que le premier soir.

Du refuge d’Ayous, nous avons rejoint le lac de Bious-Artigues. Très belle descente dans la forêt et le long du torrent. Mais, avant d’arriver au parking du lac, Edith a eu la malchance de glisser sur des graviers et de se luxer un genou. Impossible pour elle de continuer la randonnée. La chance était malgré tout avec nous car nous avons trouvé une voiture qui redescendait vers Gabas.

Nous sommes repartis avec courage. Après avoir admiré les fleurs, nous avons été étonnés de voir des mouches en pagaille sur des excréments qui sentaient particulièrement mauvais. Devinez quoi ? Nous suivions des gros cochons noirs, huit exactement, ils étaient encadrés par 3 personnes. Ils se rendaient en fait à la cabane de Magnabaigt où ils devaient être nourris avec le petit lait des brebis (miam, on en mangerait).

Nous avons fini par rejoindre la crête Lavigne-Cherue (2073 -2143 m) où nous avons pique-niqué avec  vue imprenable sur la face nord de l’Ossau. Ensuite descente vers le col de Magnabaigt (2073 m) et la cabane saoubiste à 1789 m. Là, arrêt grignotage et remplissage des gourdes avant d’aborder une longue descente dans la forêt, vers le lac Fabrèges (1260 m).

Il a fait particulièrement chaud et nous étions «  liquide ». Nous avons attendus à l’ombre, Catherine et Caroline  parties chercher le minibus à 1km500. Elles sont vraiment épatantes les nanas.

D’après Michel, nous avons fait 950 m de dénivelé en positif et 1600 m en négatif.  Pas mal quand même.

Nous avons retrouvés Edith tranquillement installée à la terrasse de l’auberge en dégustant une bière. Elle avait contacté l’assurance du CAF et devait être prise en charge le lendemain pour un retour en train, après une visite chez le médecin à Laruns.

23 juin : Journée chaude et ensoleillée.

Nous sommes allés conduire Edith à Laruns où elle devait être prise en charge.

Nous avons commencé notre randonnée vers 11h20. Nous sommes revenus sur la route de Gabas pour prendre le départ pour la corniche des Alhas. Chemin agréable en forêt, assez escarpé. Nous avons surplombé les gorges de Soussouéou. Face au belvèdère, nous avons pique-niqué après le sentier taillé dans la falaise granitique  avec main courante, par sécurité. Chemin étroit en balcon absolument fabuleux.

Nous avons suivi le canyon avant de nous arrêter à un endroit où le torrent s’apaisait. La chaleur aidant, nous avons tous, à l’exception de François, pris un bain très rafraîchissant.

Il a fallu reprendre  le chemin du retour. Nous avons fait  une boucle. Nous étions à la voiture vers 16h30.  Dénivelés : positif : 445 m et négatif : 531 m

A Laruns,  nous avons profité de la terrasse d’un café pour nous rafraîchir et arroser la bonne semaine que nous avions passée ensemble.

En effet, nous avons décidé de rentrer vendredi 24 car du mauvais temps était annoncé en montagne.La soirée au refuge de Laruns fut des plus sympathiques car nous avons rencontré un couple d’anglais très volubile qui animait la conversation pendant le repas. C’étaient des habitués et la dame en profitait pour améliorer son vocabulaire en français. Michel lui copiait sur un bout de la nappe en papier le vocabulaire qu’elle souhaitait retenir. Inutile de vous dire qu’ils étaient contre le « brexit »

24 juin : Avant de partir, nous sommes allés faire quelques provisions à la charcuterie du coin. Jambon de pays, saucisses confites, saucisson .Mais aussi fromage de brebis et de vache.Le retour s’est bien passé, nos deux conductrices : Caroline et Catherine ont bien assuré.

Merci encore à Catherine pour toute l’organisation de cette bonne semaine.

Nelly

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