Carnet de route

Trois jours au refuge de Campana de Cloutou, Un snowboardeur chez les skieurs

Sortie :  WE à Campana de Cloutou du 25/02/2017

Le 09/03/2017 par Marc Lacoste

Vous pouvez lire le récit en PDF, des photos sont directement dans le texte !

# Départ

Vendredi soir : rendez-vous au parking pour embarquer dans le minibus. Je suis le seul snowboardeur à raquettes parmi 7 skieurs. On prend connaissance du Béra : risque limité (mais pas nul), grand beau prévu et ça ne manquera pas. Antoine nous fait un topo complet sur OpenStreetMap, vous seriez fous de ne pas en être. Nuit au F1 de Tarbes.


# Samedi

 

Départ 7h, on arrive au parking de départ à 1423m sur la route de la mongie 1h après, et et on chausse après avoir franchi le ruisseau. La neige est béton, mes raquettes aggripent bien et les skieurs mettent les couteaux au premier raidillon. ça se calme et ça s'ouvre sur le vallon. S'ensuit une bien longue traversée en devers ou mon équipement est tout de même bien moins adapté, mais ce n'est qu'inconfortable, je ne suis pas largué. La pente se redresse à 1900m et engendre une petite difficulté pour les bipèdes, et on continue dans les petits vallons au niveau des lacs avec une végétation parsemée mais charmante. La neige se fait plus légère voire poudreuse à l'ombre des arbres et les skieurs me larguent bien.


On s'arrête pique niquer vers le point nommé cabane de gréziolles (pas remarquée), avec vue sur la vallée précédent le refuge. On repart avec une petite descente dans cette vallée avec les peaux, et à nouveau je me fais distancer dans la dernière montée un peu lourde.


On arrive en début d'après-midi au refuge à 2225m, effectivement un bel endroit, et tout confort : poêle à bois, lumière solaire! Comme le refuge est donné pour une vingtaine de couchages, que nous sommes 8, que le CAF de Bordeaux arrive à une douzaine et qu'il est probable qu'il n'y ait pas la place pour tout le monde si d'autres arrivent, Guillaume s'attelle à son bivouac et creuse sa fosse dans la neige, rejoint par Raphaël et Antoine. Simon se bricole des semelles pour ses chaussures un trop grandes avec tout ce qu'il trouve.


On va chercher de l'eau à l'exutoire aperçu sur la dernière pente, et du monde commence à arriver : le CAF de Bordeaux, six toulousains bons vivants et un dernier groupe. Même sans les trois bivouaqueurs, on se retrouve à 25 à passer la nuit dans le refuge. La soirée est excellente : apéro, rouge et digestif. Les toulousains font le spectacle en short et tongs, à sa préparer des croziflettes géantes. Après une bonne journée on abandonne vers 22h.




# Dimanche
Un bon petit dej et départ à 8h30 sous un grand soleil. On part vers le col de bastanet, une progression agréable et sans difficultés, avec quelque points pédagogiques sur l'orientation et le risque avalancheux. Arrivés au col à 2500 on chausse les crampons pour progresser muni du piolet sans trop de difficultés sur l'arête vers le pic de bastan. On s'arrête avant le sommet pour lequel il faudrait sans doute s'encorder, mais on a déjà une belle vue, avec le pic du midi au nord-ouest et les pistes de St Lary au sud.


On redescend au col avec quelques singes et on chausse pour une première descente vers le sud. La neige est un peu transformée et pas si désagréable. On serre à droite pour passer dans la vallée de port-Bielh, pour pique-niquer à coté des lacs de Bastanet. au dessus de la forêt. Les chefs se proposent de nous faire descendre un peu dans la sapinière pour en profiter un peu (et sans doute faire du dénivelé sinon on serait des feignants). On remet les peaux à coté du ruisseau vers 2000m et on commence à grimper dans la forêt avec quelque passages imprévus avec la neige qui s'effondre entre les blocs.



On débouche à l'abri tout rouillé de port-Bielh, et on continue vers la crête de port-Bielh qui nous sépare du versant du refuge. le paysage se fait plus aride, et on ressent la fatigue de fin de journée dans la dernière cote. Enfin on arrive à la crête vers 2500m, à coté du pic des 4 termes, en même temps que quelques altocumulus qui nous font imaginer que le lendemain sera moins beau (infondé). On rechausse pour une belle descente, avec une neige tassée mais très correcte, et même un peu légère par endroits. On remonte à pied une dernière petite cote qui nous sépare du lac du Campana

 

Fabrice et Antoine serrent à gauche pour s'éviter de descendre jusqu'au lac et les autres y vont pour profiter de la descente mais doivent remonter. Le retour au refuge est bien mérité et la soirée est plus calme que la veille : tout le monde est parti, deux couples sont arrivés.
 

# Lundi
Départ vers 8h avec tout le barda, direction est vers le col de couradette (2400) pour le vrai alpinisme du weekend après le test de la veille : le pic de Cettiou (2600). Cette fois les passages sont plus impressionnants mais finalement tout le monde y arrive. Étonnamment il n'y a pas de vent mais à huit sur la cime il ne reste pas beaucoup de place. On redescend plus facilement qu'on l'aurait cru à la montée et Antoine est en bien meilleure forme que la veille ou il était barbouillé par l'eau trouvée et se lance dans des records de saut en longueur.


On mange au col et on repart vers l'ouest pour la descente finale, dans le joli mais plat vallon de Gréziolles. Je remets les raquettes une fois ou deux pour peu de dénivelé et on finit par déboucher sur une belle portion de descente orienté nord autour du lac de Caderolles. Mais passé 1900m on se retrouve sur la grande traversée qui m'avait fait souffrir à l'aller : ce sera pareil au retour, elle est interminable, entrecoupée de combes. On finit tout de même par déboucher sur le replat avec une neige collante avant la dernière pente ou au nord elle est encore dure, et déséquilibre un Bernard un peu fatigué.


Enfin on déchausse pour repasser le ruisseau et retrouver le camion. Toujours sous un beau soleil, on prend une bière bien mérité à Ste Marie de Campan. Le retour est surprenant avec une pluie froide à partir de Bordeaux, qui nous rappelle que nous ne sommes pas encore au printemps pourtant aperçu dans les Pyrénées.
 


Merci à tous, Guillaume le calife, Raphaël le vizir, Romuald l'humeur constante, Antoine l'expérimenté, Fabrice sur qui on peut compter, Bernard le jeunot et Simon le supergéantiste!

 

Photos d'Antoine : https://framadrop.org/r/zJ9gA3Wow_#4sTaGD+ltex2CLfGP9WzYbs2i+P7miVmycbr7eJhxI0=
de Fabrice: https://www.dropbox.com/sh/o3jq1yr39xuumnu/AAB0w7FQo4ZgF_wYtTe-hn3Va?dl=0
de Marc : https://goo.gl/photos/kTQYuTZuBc4x1Ax17

Bonus :
https://www.youtube.com/watch?v=K3pd-wxNEKQ
"a single eskimo can build an overnight igloo in 40 minutes"



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Marc Lacoste

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