Carnet de route

Ski rando à Barèges

Sortie :  WE dans Néouvielle du 26/02/2016

Le 26/04/2013 par HUVELIN BOUARD Bénédicte

Ski, neige et soleil dans les Pyrénées ( 13,14,15 avril 2013)

C'est vendredi, la météo annonce un grand soleil dans les Pyrénées pour le week end : ça tombe bien on y va!!!

Le départ est fixé à St Herblain vers 17 h, afin de partir avant le pic de circulation, pour 7 randonneurs (Bénédicte, Francis, Alain, Laurent, Gérald, Matthieu et Fabrice) et récupérer Adeline à la gare de Basse Indre St Herblain. Le véhicule est chargé nous sommes dans les temps, impatients de partir  en week end tout comme le chauffeur du train d'Adeline qui décide d'arriver directement à Nantes sans passer par la case Basse Indre St Herblain.

Direction Gare Maritime et les joies du pare choc contre pare choc pour récupérer notre 8ème passager, à moins que ce ne soit Chantiers Navals...

Alain (4G) ne perd pas le fil et profite du moment de flottement pour prendre le pain oublié dans sa voiture avant que nous retrouvions Adeline à Gare Maritime.

Nous sommes enfin au complet avec tout le matériel dans le coffre,  Alain est tout sourire avec son pain, Francis aux commandes du bolide est prêt à nous extirper de la ville : direction Pau et son F1 que nous atteindrons 6 heures plus tard vers minuit. (Durant le parcours la discothèque « le Transporteur » et son DJ 4G ont connu un succès mitigé, malgré l'entrée gratuite pour les filles!)

Samedi matin les choses sérieuses commencent, départ pour « Méga Barèges » avec un check point à Luz St Sauveur pour que le bec mou du groupe loue ses chaussures, le temps de location négocié nous poursuivons notre chemin et apercevons une magnifique « marmotte » à la posture féline sur le bord de la route. (Merci Bénédicte pour ton coup d'œil)

Enfin tout ça c'était avant le drame...

Nous entrons dans Barèges, un appel. Alain 4G? Non, Gérald ! Une bonne nouvelle, les chaussons de Gérald sont secs et d'attaques pour une sortie de ski de rando !!! Un petit détail : ils sont à St Herblain. Et une tournée pour Gérald !

Retour à luz, location de chaussons uniquement (si si c'est possible, ils sont aussi fort qu'HASSAN CEHEF chez Oxygène) et direction « Méga Barèges »  pour le départ de la randonnée. Re-traversée de Barèges, parking de Tournaboup : on ne nous arrête plus !  1er virage après Tournaboup : « heu... Il fait quoi le tractopelle au milieu de la route ? »

Pas têtus, nous partirons de Tournaboup !

Chaussures et skis avec peaux aux pieds le départ est donné vers 10h00, nous remontons les pistes de ski fermées de Barèges vers « Méga Barèges » et mettons le cap plein sud vers la crête de la Pègue la pente se fait plus raide et les conversions font leur apparition. Bénédicte gère l'allure et Laurent en compagnie de Francis ferment la marche. Cette première cote franchie nous atteignons un replat avec face à nous la crête de la Pègue, à l'est la crête de Campana, à l'ouest le Pic de Caoubère et dans notre dos le Pic du Midi de Bigorre. Une petite pause pour s'hydrater (car comme prévu le soleil et la chaleur sont au RDV!), raccrocher les wagons et nous poursuivons pour  atteindre la partie ouest de la crête de la Pègue (à midi) au prix d'un dernier effort justifié par un magnifique panorama sur le Néouvielle. La température risquant de transformer la neige en soupe et  la descente en galère pour les grands amateurs de neige lourde dont je fais partie, nous ne nous attardons pas et amorçons la phase retour après quelques photos et une séance strip-tease de notre 4G. La descente se passe merveilleusement bien la neige est parfaite, notre Tessa Worley montre la marge de progrès qu'il me reste à faire et Gérald se sacrifie pour m'indiquer la zone où la neige est devenue de la soupe. 30 min après avoir amorcé la descente nous atteignons le parking pour le pique-nique et un bain de soleil. (900 m de dénivelé)

Le gîte n'ouvrant ses portes qu'à partir de 16h00, nous partons pour Luz St Sauveur pour savourer une petite mousse en terrasse. La pression basque rencontre un certain succès !

Après s'être hydraté, débarquement au gîte l'Oasis à Barèges pour se poser, dîner, discuter. Francis gobe les flans, nous parle du virage « pédalé sauté » pour pente raide avec une demie démonstration. Comme tout le monde n'a pas eu la chance de voir la démo j'ai retrouvé une vidéo de Francis dans une pente de 55°(je l'ai reconnu grâce à sa moustache et au bandeau  : http://www.youtube.com/watch?v=2soYD8LX7YI  )

Trêve de plaisanterie, Dimanche s'annonce copieux, nous prenons nos quartiers pour la nuit afin d'attaquer les pentes dans les meilleures dispositions. Sûrement lassé d'être lanterne rouge sur les skis, Francis prend les devants, cette fois ci, et lance la machine à vapeur pour un Moscou Vladivostok. Les trains couchettes ont beau être confortables, j'avoue que le ronflement de la chaudière perturbe le sommeil !

Arrivée à Vladivostok pour certain, « réveil » à 6h45 pour d'autres, le petit dej' avalé nous reprenons la route de Tournaboup pour l'assaut du col de Barèges (vers 7h45).

L'aiguille de la boussole au sud nous longeons le ruisseau Dets Coubous et ressentons déjà  la douceur surprenante du vent venant du sud. Nous atteignons le vallon de Pountou 300m en dessous du lac Dets Coubous et virons à l'est, passons entre les crêtes de la Pègue (où nous étions la veille) et le Pic de la Touatère, contournons la cabane d'Aygues Cluses pour arriver au pied du col  de Barèges et lancer l'assaut final. Malheureusement, Francis tombera avec les armes à quelques mètres du col après une petite pause hydratation. Les derniers mètres donneront raison à Francis car la neige est lourde et se dérobe sous nos (mes) pas : Bénédicte fait la trace et je me charge de tout effacer pour la plus grande joie de Laurent:)

Encore une fois le jeu en vaut la chandelle : Pic du Néouvielle, Pic Long, Pic Méchant, etc...

Clic clac c'est dans la boite, on enlève les peaux, on récupère Francis, nous mangerons dans le vallon non loin de la cabane d'Aygues Cluses et non au pied du col comme prévu initialement afin de profiter au maximum de la neige de bonne qualité et de ne pas être exposé au vent. La descente est un régal, le repas aussi pour ceux qui n'ont pas fait d'offrande à la montagne. Adeline a eu la bonne idée de laisser son repas où nous attendait Francis, mais la mauvaise de l'oublier lors de la descente : heureusement que Matthieu a sa réserve d'abricots séchés et qu'il y a toujours un peu de chocolat à traîner dans les sacs.

La suite de la « descente » est plus sportive : pour ne pas remettre les peaux nous remontons en escalier ou canard selon la stratégie employées de quelques mètres sur la rive droite du ruisseau d'Aygues Cluses. Gérald tente une échappé en rouler bouler mais c'est sans compter sur Bénédicte qui veille sur ses troupes.

Nous traversons des pentes exposées sud parsemées de sapins, la neige est par endroit gorgée d'eau et mes skis décident de planter les spatules dans la soupe, je déchausse et fais un pédaler planter de nez dans la neige ! Que du bonheur ! Au bon souvenir de la descente du samedi dans l'Ossau (cf compte rendu de Philippe et Hugues : ski en vallée d'Ossau).

Le spectre de la descente galère surgit...

Il est rassurant cependant de voir Laurent se faire surprendre lui aussi par une zone de soupe. Le but est désormais de limiter les dégâts et Matthieu démontre ses progrès en gérant de belle manière cette fin de descente technique ce qui n'est pas le cas de tout le monde.

Je ne sais pas si c'est le soleil ou le fait de retrouver les pistes de Barèges mais l'arrivée se transforme en bataille rangée avec tout le monde en schuss et la victoire revient à Alain 4G malgré un retour inespéré et désespéré de Laurent qui prend tous les risques dont celui de franchir des zones sans neige ! (1086 m de dénivelé et 15,5 km)

Retour au gîte pour permettre à Alain qui doit nous quitter pour raisons professionnelles de récupérer ses affaires et pour trouver les gérants de l'Oasis autour d'un barbecue au milieu de la rue agrémenté de quelques bouteilles.

Nous filons vers Luz Saint Sauveur pour accompagner Alain à son car et pour déguster une petite pression basque. Une fois la soif étanchée retour à Barèges pour retrouver le gérant un peu plus bavard que la veille, Laurent en profite pour négocier subtilement un petit digestif (Génépi des « Pyrénées ») pour faciliter la digestion des parts de tarte.

Je reprends mon train de nuit pour un dernier arrêt lundi matin où s'annonce une journée soft.

Nouveau départ de Tournaboup avec pour objectif le lac d'Oncet, nous remarquons l'absence de regel durant la nuit et décidons de revoir nos plans : nous resterons finalement sur les pistes et remonterons le col du Tourmalet. Les chaussons de location de Gérald auront raison de ses pieds qui stoppent l'ascension à Super Barèges, nous poursuivons donc la montée à 6 et cette fois ci ce sont les peaux de Matthieu qui ne tiennent plus. Matthieu ne baisse pas les bras et continue à pied avec les skis sur le sac à dos, nous nous ferons doubler par un skieur aussi rapide que « feu » Marco Pantani et arriverons juste à temps pour nous abriter d'une averse sous une arrivée de télésiège. Une petite descente toujours sur les pistes fermées, je me fais doubler par Marco Pantani devenu Luc Alphand, nous récupérons Gérald et ses ampoules et terminons ce week end ski là où il a commencé : à Tournaboup. (634 m de dénivelé).

Le chemin du retour passe par Luz Saint Sauveur, pas de pression basque cette fois ci, mais restitution du matériel de location, achat de fromage (le fromage c'est bon mais il semble que cela n'empêche pas la chute des dents...) et un petit resto pour clôturer dignement ce week end.

Un grand merci à Bénédicte pour l'organisation du week end ainsi que Adeline, Gérald, Laurent, Matthieu, « connecting » Alain et Francis « transsibérien » pour la bonne ambiance !

Fabrice

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