Carnet de route

semaine ski randonnée Tarentaise

Sortie :  Ski rando en étoile en Tarentaise du 27/01/2018

Le 06/02/2018 par HUVELIN BOUARD Bénédicte

Compte-rendu du séjour en Tarentaise, par Pierre, nouvel adhérent du CAF.

C’est un peu par hasard que je suis venu au CAF.

Cet été, suite à l’ascension du Mont Viso (3800 m) en Italie, avec une partie en escalade (environ 600 m de niveau 3) faite avec David mon guide de rando alpine à la Maison Gaudissard dans le Queyras, celui-ci me suggère de pratiquer l’escalade.

De retour à Nantes, j’interroge mon camarade de chorale, un certain Paul, bien connu au CAF, qui me répond que le CAF est l’association où je pourrai apprendre le mieux l’escalade.

Il me propose de m’initier à cette pratique dès le mois d’octobre.Et nous nous retrouvons par une belle journée d’automne, au pied des falaises de Pont Caffino.Leçon particulière, un enseignement précis, efficace, et me voilà en deuxième de cordée, puis en premier de cordée. En deux jours, j’avais acquis les bases et j’étais prêt pour de nouvelles aventures.

Et c’est alors je découvre sur le site du CAF, le séjour de ski de randonnée en étoile de Bénédicte. Pratiquant le ski de randonnée alpine depuis quelques années, je me suis dit, pourquoi pas avec le CAF ?

Et me voici un samedi matin à 6 h 30 devant le domicile de Bénédicte avec mes skis, mes chaussures, mes peaux et mes couteaux.

Partir avec des spécialistes de la montagne, dans le club de montagne le plus prestigieux de France, n’est-ce pas un rêve qui se réalise ?

J’étais toute la journée sur un petit nuage, mais pas au point d’oublier mon code PIN !

Et c’est l’arrivée après bien des détours (merci Waze) au gîte Molliebon, chez Catherine, qui nous accueille avec un excellent apéritif de son cru, offert par la maison.

Mais les choses sérieuses ne font que commencer.Où partir le lendemain avec nos sacs et nos skis ? C’est là que je découvre le professionnalisme de notre organisatrice.

Un séjour bien préparé, avec dès le départ, un jeu de randonnée disponible où piocher en fonction des conditions météo et de l’état des troupes.

Chaque soir, un briefing entre Bénédicte, Christophe et Raphaël (futur encadrant) pour déterminer le meilleur choix du lendemain. Une étude détaillée des cartes, où j’ai apprécié leur facilité et leur assurance pour s’assurer du meilleur chemin à suivre en fonction des courbes niveaux !

C’est le premier jour, une mise en condition progressive, une simple formalité de 900 mètres de dénivelé pour certains. La curiosité aidant, certains ont posé le sac et se sont autorisés à visiter le fort du Truc sur notre route. Première descente, bien hésitante pour ceux qui n’avaient pas pratiqué depuis l’an dernier. Mais l’arrivée dans les blocs de glace a permis de tester la facilité de chacun à évoluer dans une neige exécrable et à garder son équilibre.

Deuxième jour, les ambitions grandissent, pas de choucas dans le ciel, le temps est encore beau (en corbeau), pas de doute, il faut aller chercher la bonne neige en altitude. Chacun rivalise de projet, le bec rouge pour l’un, le col du retour pour le second, les deux pour le troisième. Finalement, seul le bec rouge sera atteint après 5 heures de montée sur 1200 mètres. Et pour la descente, après le paradis sur du velours, c’est les boulets de l’enfer dans un couloir d’avalanche, ski sur le dos, pour certains.

Troisième jour, les ambitions se tassent, toujours pas de choucas en vue, mais c’est le coup de fatigue de la semaine, avec le grand qui monte à très petit pas, et les 1000 mètres de dénivelé qui ne seront pas atteint. Heureusement, après un petit coup de pouce, le midi, avec un godet de Williamine, les troupes sont requinquées et tracent avec facilité sous le soleil des courbes majestueuses dans la neige de printemps.

Quatrième jour, dernier jour de grand beau, nous montons à l’aiguille du Clapet, à 2500 mètres, une pente parfois raide mais très appréciée par les inconditionnels de la conversion avec, au sommet, une vue panoramique des Alpes jusqu’à la chaîne des Écrins. La descente se fait dans une excellente neige, mais à l’arrivée notre infirmière expérimentée, doit s’occuper du mollet de Francis et des ampoules du grand, et le fait avec beaucoup de doigté.

Cinquième jour, 15 cm de neige tombent entre 4 h et 7 h du matin. Les troupes décident à l’unanimité la grasse matinée, à l’exception de Raphaël, pris par ses obligations professionnelles, qu’il ne peut vraiment exercer efficacement qu’avec les skis au pied. A midi, le soleil revient timidement et le groupe repart sur les pistes de randonnées balisées et sécurisées de la station de la Rosière, et grimpe dans la forêt nimbée de neige fraîche.

Sixième jour et dernier jour, retour du grand beau, et les troupes partent pour un dénivelé de 1300 mètres qui les amènent à 3000 mètres au-dessus du lac de Tignes, point d’orgue d’une semaine de rêve, avec à suivre 1200 mètres de neige poudreuse, qui se termine comme après chaque trek autour d’une bière au gite ou dans le bar « le tonneau » à Bourg-Saint-Maurice.

Que retenir de ce séjour ?

Tout d’abord, le plus important, la sécurité, domaine où Bénédicte est sans concession. Elle s’assure à chaque instant tout au long du trek, que tous les membres du groupe respectent ses consignes et n’hésite à le leur rappeler chaque fois que cela est nécessaire. Et cela commence chaque matin avec la vérification du matériel de détection.

Ensuite une entraide que l’on aimerait trouver dans beaucoup de club. A chaque problème, technique ou autre, chacun s’efforce de donner une réponse ou de rechercher la solution la plus appropriée, merci à tous pour votre aide et vos conseils.

Enfin, une ambiance, où chacun a apporté sa bonne humeur, dans le respect de chacun, et le choix du gite n’y est pas pour rien. Catherine, avec sa forte personnalité, l’apéritif offert tous les soirs, le genépi pour digérer, et ses repas pantagruéliques, ne nous a pas permis de rentrer, allégés de quelques kilos, bien au contraire !

Alors le CAF, oui j’en redemande, avec Bénédicte sûrement, avec Guillaume peut-être, vertige s’abstenir, en trek itinérant, pourquoi pas, en tout cas le CAF continuera à me faire rêver. Merci à tous pour cette belle semaine ensoleillée passée en votre compagnie.

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