Carnet de route

Escalade à la Sierra de Montsec – 1 : Vilanova de Meia

Sortie :  du

Le 28/04/2012 par Fabien Alain Anne Luc Antoine Hervé Olivier François

Récit collectif de la semaine de grimpe en Sierra de Montsec (Espagne).

Pour les images voir l'album photos d'Antoine et celui d'Hervé.

Présentation de l'équipe, par Fabien :
•    Antoine le grimpeur heureux : à l’aise dans les passages difficiles. L’engagement çà lui fait pas peur, c’est sont kif!  Un grand gamin toujours prêt à partager sa passion des grandes voies pour notre plus grand plaisir.
•    Olivier le grimpeur expérimenté : rien ne l’arrête il dégaine le coinceur et la sangle plus vite que son ombre. A toujours plein d’aventures de montagne à raconter, les écouter nous évitera de nombreuses galères pour nos prochaines expéditions. Acteur de théâtre, botaniste et chercheur de fossiles à ses heures perdues.
•    Luc le grimpeur de haut niveau : engage un max, propre précis et efficace dans sa grimpe. Le joker du groupe quand çà ce corse sévère! Grand économiseur de mots!
•    Hervé le grimpeur tranquille : la recherche du plaisir passe avant la recherche de la difficulté. Pédagogue dans ses explications et toujours à l’écoute, il partage volontiers son expérience. Le pro du coffre chaque chose doit être à sa place c’est important!
•    Anne la grimpeuse au mental d’acier : la montagne çà l’effraie pas!  Très classe dans ses tenues, toujours les dégaines et mousquetons assortis à la polaire. L’oreille attentive du groupe.
•    François le grimpeur chanteur : il pousse la chansonnette en arrivant aux relais. Pour lui la causette au relais c’est sacré!
•    Alain le grimpeur persévérant : combattant dans la difficulté il surmonte ses peurs, la niaque c’est son credo il lâche rien. Toujours les bons mots pour encourager et réconforter sa cordée!
•    Fabien le grimpeur aux 100 métiers et aux 1000 histoires, le porte-bonheur météo grâce à qui les infatigables Alain et François ont pu grimper tous les jours.


Musical Express à la Roca dels Arcs, par Alain :
Samedi en fin d’après-midi, à quelques kilomètres de Vilanova de Méia, nous voilà face à cette fameuse falaise Roca dels Arcs qui tend son calcaire pour nos petits doigts.
Samedi au dîner nous établissons les cordées : deux dans Lleida et  deux dans Musical Express,  Olivier et Fabien, Luc et Alain pour la seconde.
Dimanche matin, les chaussons aux pieds et le stress vissé à l'estomac (pour le néophyte que je suis) la première cordée  s'élance ... 270 mètres de dénivelé cotation selon camptocamp 225m s TD/I A0/6b+>5c... du chinois.
Une fois Olivier parti c'est à mon tour. C'est du V mais du V espagnol et oui ça change tout...
Luc me rejoint sur le relais et prépare son passage A0 échelle de sortie, beaucoup d'agilité et d'expérience lui permettront de passer ce toit.... Je me lance et non sans mal, je passe, j'arrive au relais, épuisé... Finalement Luc fera tout le reste en tête et je suivrai...
L3 : grande longueur en V...grande longueur prend tout son sens.
L4 : monter facilement jusqu’à la vire disent-ils... du IV+!!! Franchir le surplomb athlétique...j'ai bien remarqué, de toute manière je suis au taquet depuis le début...
L5 : longueur tranquille selon le topo...tranquille oui oui.... bien sûr... Luc enchaîne toujours sans sourciller, Olivier et Fabien sont devant ouvrant le chemin.
L6 : dernière longueur ...du IV ! J'ai l'impression qu'ils me cachent les prises les voyous...ah ces espagnols, des cachottiers...
Il est 19h quand nous sortons de la voie, Olivier et Luc palabrent sur l'écart entre chaque point, la recherche d'itinéraire...  Moi je pose mon derrière sur la vire, sirote mon pompote, enlève mes chaussons et cri un Ouf... rincé mais heureux d’être là...
PS : dans le topo on lira que la Roca est un ventre. J'ai bien saisi...


Camel à la Roca dels Arcs, par Anne :

3ème jour à Vilanova de Meia. On le sait maintenant. Oui, on a bien compris ce qu’on appelle  une voie « historique » : le calcaire patiné luit comme du marbre, les points au loin devant soi, qu’on les voit ou pas, obligent à dégainer le coinceur ou à poser les sangles dans les arbustes, (et à l’occasion, on y fait aussi relais sur ces vieilles branches). Bref, on est calmé, on se tait, la subtile nuance entre IV+ et 4+ a pris tout son sens et cette fois on étudie fermement le topo avant de partir (en second).
Ainsi le 3ème jour, deux cordées de trois s’engagent dans Camel, une fameuse « historique ». Et c’est beau ! C’est magnifique ! On se régale à grimper à l’ancienne le long de la grosse écaille en L2. Il y a du gaz et ce n’est pas fini. On attaque L3 en traversée. On se laisse descendre le long d’une mini-vire pour les mains. Olivier part en tête très sereinement comme à l’habitude, mais cette fois, il le précise : « ça passe bien, mais il faut rester calme ici ! » Puis il disparaît derrière un bombé. La corde file tout d’abord, puis ralentit. Ça bricole, ça protège, puis on entend un premier « argh ! », un deuxième suit… quelques secondes… et enfin le talkie annonce « relais vaché ». Ici, nos deux topos se contredisaient : l’un annonçait IV+ et l’autre V+ pour le mur vertical qui surplombe la vire. Après deux grognements je sais à quoi m’en tenir. C’est bien ça : lisse comme du V+ espagnol ! Olé ! Et vous savez quoi ? Là, je ne tire pas à la dégaine, je fais du A0.


Porno Star à la Roca Alta, par Luc :

Se faire la Porno Star à la Roca Alta, voilà une bonne idée d'Antoine. Je l'ai suivi et n'en suis pas déçu, la belle mérite la marche d'approche. Le début impressionne, il faut grimper haut sur un arbre pour placer la première dégaine ; la chute au second point est interdite. Passé ces difficultés, on s'en donne à cœur joie sur ce calcaire à l'adhérence exceptionnelle. Passages de dévers, dalles striées puis fines, tout s'enchaine avec grande fluidité. L'arrivée nous réservera une vue dégagée sur la chaine des Pyrénées et ses sommets fraichement enneigés. Rappels en fil d'araignée et casse-dalle au soleil suivront pour finir cette belle demi-journée.


Le Dièdre Farreny à la Roca Alta, par Antoine :
Le baudrier garni de coinceurs, la cordée Frenzy – Camalot gravit avec précaution les deux premières longueurs dans un rocher médiocre. Les longueurs 3 et 4, longues, verticales, suivent la ligne bien droite du dièdre, visible depuis le village de Vilanova de Meia. Seuls un spit et quelques pitons équipent cette voie de 150 mètres, quelques goujons sans plaquette témoignent que cette voie restera en terrain d’aventure et c’est tant mieux. Les prises sont bonnes, les placements faciles et fiables. L’escalade est cependant soutenue et particulièrement aérienne : grande ambiance, plaisir intense ! C’est en parcourant un arbre mort sur quelques mètres avec 120 mètres de gaz sous les pieds que la cordée aux chaussons bleus sort de la voie et atteint le sommet de la Roca Alta.
 







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