Carnet de route

C'est l'histoire de 4 nains qui vont à la mine d'Or...pierre

Le 20/12/2014 par Gaël FERARD

Avertissement

Ce récit est plus long que souvent dans les carnets de route. Mais si vous avez un peu de temps, prenez le temps d'aller au bout. Il vous fera entrer dans un monde de rêve dont la porte d'entrée est l'escalade.

On peut le prendre aussi comme un joli conte pour enfants sages. Il y a des talents cachés dans le Club. Vous pourrez faire vos commentaires et poser vos questions à Gaël.

                                                                                                              Xavier

 

 

Ce récit démarre par une claire nuit d'octobre, lorsque deux puissants magiciens, Hervé le Gris et Xavier le Blanc, réunirent un bataillon de 7 valeureux nains pour accomplir une épique destinée : retrouver le fabuleux trésor d'Orpierre (en fait ils étaient 8 mais pour l'histoire, 7 c'est mieux).
Ce projet avait été planifié des mois à l'avance, les deux magiciens avaient effectués moult
reconnaissances, potassé d'anciens grimoires dont seuls de puissants sorciers peuvent décrypter le sens.
Mais hélas, trois fois hélas, alors que l'expédition s’apprêtait à prendre le départ, un sort très
puissant lancé par un obscur nécromancien obligea les deux magiciens à changer leurs plans.
Il ne devait rester que 4 fiers combattants pour mener à bien cette difficile quête : Prof, un nain très grand dont les connaissances dans des domaines variés seraient fortes utiles pour ce voyage vers l'inconnu ; Passe-partout, un nain très courageux qu'aucune peur n'arrête ; Passe-muraille, un nain très vaillant qui ne renonce à aucun combat et enfin Pas-serein, votre humble narrateur qui se demandait bien comment cette histoire allait se terminer...


Le convoi, réduit à un escadron des quatre meilleurs mineurs de la contrée, se mit en route à
l'aube
.
Le trajet, qui risquait d'être semé d’embûches se passa plutôt bien ; les quatre nains se relayèrent durant tout le trajet aux rênes de la carriole qui les emmenait tout droit vers une destination voilée de mystère.
Alors que le trajet touchait à sa fin et que tous les passagers somnolaient, exténués par ce voyage éreintant, Passe-partout aperçu subrepticement une ombre glaciale sortant d'une fourrée et coupant la route du véhicule. En une fraction, elle actionna les rênes pour éviter la mystérieuse créature, qui s’enfonça rapidement dans la nuit obscure. Était-ce un mauvais présage de ce qui les attendait par la suite ?
Ça y est les nains arrivaient à destination, devant eux apparu un magnifique village en pierre entouré par des montagnes majestueuses. C'est ici qu'allait avoir lieu leur aventure.

 

Les nains se mirent alors en quête d'un lieu pour passer la nuit, d'un lieu qui serait leur base arrière où se replier si les événements devaient se gâter. En arpentant les rues escarpées de la vieille villele groupe fit la connaissance d'un aubergiste nommé Pierre-Yves, il leur proposa le gîte contre rémunération en pièces sonnantes et trébuchantes.

Ce que ne savaient pas les nains à ce moment-ci c'est que cet individu allait jouer un rôle décisif dans leur quête.


Les nains s'installèrent alors dans leur spacieux logis, qui avait sans doute servi auparavant de dortoir à une garnison de soldats impériaux.
Dans leur quête effrénée vers l'aventure, le club des 4 (c'est ainsi qu'on les appelait désormais), avaient tout de même eu le temps de cueillir par ci par là des herbes médicinales et autres nourriture qui leur permettrait de tenir tout au long de leur expédition.
La troupe se repût d'un repas frugal avant d'aller se reposer pour attaquer leur quête sous les
meilleurs hospices dès le lendemain matin.


Le lendemain matin, à l'aube (enfin vers 8h, avant il faisait vraiment trop froid), les quatre
combattants préparèrent leur plan de bataille. Le groupe avait pour objectif de partir en exploration afin de reconnaître les alentours et d'orienter correctement leurs recherches pour mener à bien leur odyssée.
Après d’âpres discussions ils décidèrent d'explorer le secteur du Château.


Parti de leur repère le club des 4 arriva rapidement à destination, les cartes qu'ils avaient emmenées s'étaient révélées exactes. Après avoir passé une cascade les nains découvrirent devant eux une grande paroi magistrale, découpée en 7 parties avec en haut de chacune des symboles mystérieux.
Prof commença à les observer plus attentivement ; au bout d’un moment il rendit sa conclusion : c’était d’anciennes runes gotiques qui décrivaient chacune un mot et pas n’importe lesquels, les 7 péchés capitaux : la paresse, l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l’envie.
A ce moment-ci Passe-muraille, qui continuait à observer attentivement les parois, s’écria, en
dessous des chacun des symboles se trouvait un renfoncement qui semblait contenir quelque chose.
Plus une minute à perdre il fallait découvrir ce que c’était, les nains se mirent au travail par deux ; ils gravirent chacun leur tour les parois pour découvrir ce qui se cachait dans les renfoncements.
Cela leur pris une journée complète mais leur efforts furent récompensés, ils découvrirent des
morceaux de parchemins. Une fois rassemblés ces parchemins leurs donnèrent des indications pour la suite de leur aventure. Après ces découvertes, nos 4 guerriers reprirent le chemin de leur logis.


Une fois revenus dans leur repère, Prof voulu préparer une potion dont il avait le secret. Pour cela il se mit en quête avec Pas-serein d'un champignon qui avait pour propriété de décupler les effets de la potion. Malheureusement ils revinrent bredouille de leur expédition et dure se sustenter de leurs maigres provisions (pasta alla bolognese maison, améliorées aux légumes du soleil, pour 8 personnes, oui oui ils étaient bien quatre mais ils ont quand même fini, ce sont de fiers guerriers tout de même).


Grâce aux indications glanées la veille nos quatre compagnons avaient un but : aller à la montagne du Quiquillon et trouver en son sommet un plan qui leur indiquerait où trouver le fabuleux trésor.
Levé comme la veille les nains se mirent en route pour cette dangereuse montagne. Arrivés en son pied, 2 chemins s’offraient à eux, le groupe décida de se scinder en deux. Prof et Passe-partout iront voir la Princesse des Astres alors que Passe-muraille et Pas-serein partiront vers le Brazil. Alors que le trajet des deux groupes se passait sans embûches, d’un coup d’un seul le ciel s’obscurcit et un bruit assourdissant plaqua les nains à terre. Qu’était donc ce maléfice ? Était-ce la colère des Dieux ? Pas-serein eu la force de se retourner pour voir disparaître à l’horizon deux créatures ailées plus sombres que les abysses. Les deux groupes décidèrent de hâter le pas et de ne pas rester ici, espérant que les créatures ne reviendraient pas. Après plusieurs heures à gravir la montagne, Passe-muraille s’arrêta net, il avait entendu des cris au loin, il sorti sa hache de son fourreau prêt à en découdre. Passe-muraille et pas-serein se mirent en embuscade et écoutèrent attentivement les bruits qui leurs semblaient de plus en plus familier, ils se rapprochèrent tout doucement.
Arrivés à quelques mètres des ennemis qu’elle ne fut pas leur surprise de découvrir Passe-partout et Prof aux prises avec un troll gigantesque. Il devait mesurer au moins trois mètres de haut, il avait les yeux révulsés de sang et semblait dans une rage terrible. Et pour cause, Passe-partout avait réussi à lui asséner un coup de hache au bras ; le troll se mit soudain à charger cette dernière qui n’eut pas le temps de s’écarter assez vite. Malheur, oh grand malheur, le troll avait mis un coup de ses griffes acérées à notre fière héroïne qui s’écroula. Les trois autres nains se ruèrent alors ensembles sur le troll : pendant que Pas-serein faisait barrage à la créature, Prof fit la courte échelle à Passe-muraille qui asséna un coup mortel au belligérant. Aussitôt le monstre à terre, les trois guerriers se précipitèrent vers Passe-partout pour vérifier la gravité de sa blessure. Prof sorti de sa besace des herbes médicinales et les appliqua sur la jambe de Passe-partout, au bout d’un moment la blessée repris ses esprits. L’entaille n’était pas trop grande, Passe-partout réussi à se relever ; après avoir réalisé un pansement de fortune le convoi pris la route du retour.


Une fois la nuit tombée, alors que les quatre guerriers se remettaient des événements de la journée, quelqu’un frappa à la porte du logement. Pas-serein une main sur le manche de sa hache alla ouvrir prudemment la porte, qu’elle ne fut pas sa surprise de découvrir Pierre-Yves qui venait apporter son aide aux groupe d’aventuriers. Et il ne venait pas les mains vides, il avait apporté un remède à base de poires (une charlotte en fait) qui avait pour propriété d’accélérer la guérison des blessures, tous les nains sans exception trouvèrent alors une blessure cachée afin de goûter à la potion.
Les nains se mirent tôt au lit en espérant que la blessure de Passe-partout ne serait pas un frein pour la suite de leur expédition.
A l’orée du troisième jour de ce récit, la petite troupe se leva avec un peu moins d’entrain que les jours précédents, se remettant lentement de leur dernière bataille. Après l’échec de la veille, les nains décidèrent de changer leurs plans, ils iraient cette fois ci explorer la forêt de l’Adrech.


Pour économiser Passe-partout qui se remettait doucement de sa blessure, les nains prirent la
décision de s’approcher de la forêt en carriole. Après une marche d’approche rapide ils arrivèrent au départ du chemin qui traversait la forêt. Pour éviter d’autres surprises le club des 4 choisi de rester groupé et de suivre le panneau qui indiquait la maison de Monsieur et Madame le Maire.
Le groupe parcourait rapidement le chemin arboré qui était de toute beauté, remerciant les gardeschampêtres qui avaient parfaitement ouvert ce chemin. Soudain le chemin se fit sentier, le groupe continuait sa progression, les herbes hautes devenaient des buissons et les grands arbres qui les entouraient semblaient de plus en plus inquiétants. Le groupe arriva alors à une clairière, plusieurs chemins s’offraient à eux, les nains choisirent le chemin en direction du Nord. Alors que le sentier s’effaçait sous ses pieds Prof senti comme une flèche frôler son visage, le groupe s’arrêta net ; se regroupant alors pour parer aux attaques venant de toutes parts, les guerriers faisaient face à des plantes carnivores qui les encerclaient de leurs tentacules végétales. Ni une ni deux Passe-muraille sorti de son sac, qui paraissait si lourd jusque là, une débroussailleuse. Le combat allait alors s’équilibrer, les nains firent un massacre et les assaillants semblaient disparaître à vue d’oeil.
Une fois les plantes raccourcies plus court qu’un gazon anglais, les aventuriers purent reprendre leur périple. Ils arrivèrent finalement sans encombre au bout du chemin.
Les Maires accueillirent les explorateurs chaleureusement, ils écoutèrent avec attention le récit de leur voyage et leurs donnèrent des informations qui leur permirent d’avancer dans leur quête. Au moment de repartir, les hôtes indiquèrent au club des 4 un chemin dont personne ne se rappelle mais qui leur fit gagner un temps considérable pour retourner à leur véhicule.


Après avoir rapidement rejoint leur logis, les nains préparèrent leur journée du lendemain pendant que Passe-muraille cuisinait une recette qu’elle tenait de ses ancêtres du Nord, une tourte à base de cochon et de poireaux, troqué les jours précédents sur le marché.
Le repas fut réparateur et les nains regagnèrent rapidement leurs couchettes pour attaquer la journée du lendemain.


Après une nuit plus fraîche et ventée, le groupe se leva de bon matin. En suivant les indications du Maire, les nains prirent la direction des Blâches, une place commerçante proche du village ou des personnes de toutes professions se rassemblent. Une fois sortis de leur logement les nains affrontèrent un blizzard glacial à décorner un co… un boeuf (Enfin vous voyez ...) ; après une marche éprouvante dans le froid les nains arrivèrent en vue de leur destination. Le Maire ne leur a pas menti, il y avait déjà un monde fou. Pour augmenter leurs chances de trouver des indices, le club des 4 se sépara en deux groupes. A l’heure de midi les deux groupes se rassemblèrent pour échanger les informations qu’ils avaient trouvées. Tous les nains en conclurent la même chose, tout le monde semblait craindre une délégation de la très puissante Union des Castors Polyglottes Alpins, présente sur place et qui faisait énormément de bruit.
La journée se passa ainsi, les nains continuaient à poser des questions et finalement, en fin de journée, Prof et Passe-partout eurent écho d’une information très intéressante : le trésor devait se trouver sur la montagne du Quiquillon.
Les nains prirent le chemin du retour le pas plus léger, certains que leur quête allait aboutir.
Le soir même c’était au tour de Prof de rassasier la petite troupe, dans une grande marmite il fit cuire un poulet avec des épices qu’il avait ramené de ses voyages à l’autre bout du monde.


Le matin de la journée suivante, les 4 guerriers se préparaient au combat en aiguisant leur hache car les informations qu’ils avaient eues la veille leur faisaient craindre des combats acharnés.
De retour au pied de la montagne du Quiquillon, les nains se divisèrent en deux pour encercler
leurs ennemis lorsqu’ils arriveraient au niveau de leur campement : Prof et Passe-muraille passeront par le dièdre Sud alors que Passe-partout et Pas-serein se dirigeront vers (du cidre pour) les étoiles.
Arrivés au départ de leur itinéraire, Passe-partout et Pas-serein se trouvèrent nez à nez avec une muraille de trente mètres de haut, Passe-partout s’élança en première puis se fût au tour de Passerein de la rejoindre. Une fois la muraille passée ils arrivèrent dans un petit jardin mais ils préférèrent ne pas s’arrêter dans cette zone hostile et continuer leur progression.
Pendant ce temps là, Prof et Passe-muraille avançaient prudemment sur leur terrain qui était
davantage exposé, ils devaient rester discrets pour ne pas se faire repérer.
Finalement, Passe-partout et Pas-serein terminèrent leur ascension sans soucis, ils arrivèrent au sommet sans difficulté et ne rencontrèrent pas d’opposants. Devant eux s’étendait toute la vallée, ils s’installèrent confortablement pour attendre le reste du groupe. L’ascension des deux autres compères se passait bien mais ils avançaient à pas de loups, ils finirent par rejoindre les premiers arrivés.
Après une pause, le groupe au complet entrepris de rechercher ce pour quoi ils étaient là : le trésor d’Orpierre…
Alors que le groupe fouillait chaque recoin du lieu, Passe-partout qui faisait aperçu un groupe
d’individus se rapprocher de leur emplacement. Elle n’eut pas le temps de prévenir les autres avant de se rendre compte que c’était un détachement d’Orques noires, les ennemis jurés des nains.
Le temps de rejoindre les autres, les ennemis se rapprochaient, et ils étaient nombreux, plus d’une vingtaine de têtes. Le combat était inégal et les nains devaient rapidement prendre la fuite.
Prof indiqua un itinéraire de secours que le groupe s’empressa de prendre pour rapidement arriver au petit jardin. Les orques qui les avaient repérés, les talonnaient.
Nos héros se retrouvèrent devant un terrible dilemme : à leurs trousses une horde d'assaillants assoiffés de sang (il existerait une recette de décoction de sang de nain avec du thym, on en dit beaucoup de bien, surtout paraît il au réveil le matin ; mais dans ce cas précis ce n'est pas vraiment ce qui arrange nos héros) et devant eux un précipice vertigineux d'au moins 70m de haut. Les nains étaient dans un cul de sac et devaient promptement prendre une décision.
Passe-partout ne fut pas longue à se décider, elle attacha une corde en haut du mur à pic, lança l'autre bout dans le vide et commença la descente. Arrivée au bout de la corde, elle dû tout de même se rendre à l'évidence : elle n'était arrivée qu'à la moitié de la paroi.
Fort heureusement elle trouva alors une minuscule plate-forme qui permettrait au reste des
aventuriers d'arriver à son niveau, puis de poursuivre la descente avec la corde à partir de ce point.


Les nains étaient sauvés, ils étaient hors de portée des orques sanguinaires. Une fois la troupe arrivée en bas, Prof s'écria soulagé : « le Quiquillon c'est du bon ! » (il était le seul à comprendre toute la portée de cette réflexion freudienne).
Après cette journée forte en émotions le club des 4 rentra fatigué, sans demander son reste et avec la forte conviction d'être passé à deux doigts du trésor.


Le lendemain matin, les nains étaient prêts à en découdre pour trouver le fabuleux trésor, et cette fois-ci ils n'allaient pas le laisser passer.
D'après les indications qu'avait pu leur donner Pierre-Yves l'aubergiste, les nains savaient qu'ils avaient aussi besoin d'indices détenus par un ermite, lorsqu'ils auraient trouvé le coffre du trésor.
Passe-muraille parti alors en quête de l'ermite, dans une vallée voisine, pendant que les trois autres comparses partaient en direction de la Grotte du Quiquillon là où se trouvait le trésor.


Passe-partout, Prof et Pas-serein arrivèrent facilement au niveau de la Grotte et cette fois-ci aucune surprise ne les attendait. Après quelques recherches les trouvèrent le coffre.... vide !
Le sort s'abattait sur eux. Abasourdis les nains restèrent sur place un long moment.
Au bout d'un moment cela leur apparu comme une évidence, le trésor d'Orpierre n'était pas dans ce coffre et seuls ceux qui passeront toutes les épreuves qu'ils avaient affrontés sauraient quel est ce trésor...

 

PS : Si vous êtes perdus, les mots en gras pourront vous aider à trouver le vrai du faux !







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