Carnet de route

Voler de ses propres ailes... à Cavallers

Le 12/07/2016 par Thomas POURTEAU

Le site camptocamp indique que " Cavallers est l'un des sites majeurs d'escalade dans les Pyrénées. Assez récent, il propose des voies très variées : courtes ou longues, équipées ou non, avec tous les styles d'escalade : dalles à adhérence, fissures, murs, surplombs, toits... "

Et c’est vrai, le topo de Luis Alfonso, nom qu’on retrouve en permanence dans cette région, est épais et dense. Pour autant le niveau est exigeant et les voies à notre disposition sont finalement peu nombreuses. Ce qui ne nous empêchera pas de trouver ce que nous cherchions : des voies peu ou pas équipées ne dépassant pas le D+.

Notre première voie sera la Barriere Alphonso qui permet de gravir la Punta Ferrusola une des aiguilles du pic de comalestorres. La marche d’approche est fatigante mais magnifique avec un coup de coeur pour le pas de l’os, passage dans un trou formé par un bloc coincé. La voie en elle-même propose des longueurs assez simples au départ pour finir sur deux dernières longueurs plus impressionnantes. C’est Juan qui gravira la première de ces deux longueurs et Julien qui finit la voie par une courte et étroite cheminée. Le soir l’oeil expert de Juan remarquera sans l’ombre d’une hésitation l’absence d’un Camalot. Nous restons avec Julien perplexe, mais l’analyse fine des photos permettra de confirmer l’absence de ce camalot. Ca commence bien !!

Notre seconde voie nous emmène au pic de Solana de Llauset qu’on atteint en passant le village d’Anéto et en suivant une route/piste de 30 minutes. Les nombreuses pierres qui jalonnent l’itinéraire et la rambarde déchiquetée par les chutes de pierres rendent ce trajet particulier. Trajet qui se finit par un tunnel décrit comme « lugubre » par le topo. Nous le trouvons finalement rassurant au regard de la première partie du trajet. La voie A C Vadric propose une escalade techniquement simple mais avec un vrai caractère montagnard. L’endroit est peu fréquenté, nous sommes seuls dans la montagne, c’est aussi pour ça que nous sommes venus.

Le lendemain nous décidons de changer de type de voie et parcourons Formigaz, une voie équipée toute en dalle. Son nom provient certainement des nombreuses fourmis des bois présentes tout au long de la voie et particulièrement sur la fin. Elles se montrent agressives et territoriales, nous nous faisons mordre plusieurs fois au relais.

Le mercredi nous partons pour gravir l’aiguille Pujol, mais renonçons face aux nombreuses bourrasques de vent. La voie est réputée venteuse. Nous en avions déjà fait l’expérience le premier jour et nous savons à quel point il peut se montrer froid et déstabilisant. Nous profitons donc de nous trouver à proximité de la voie que nous avions gravie le premier jour pour crapahuter dans la montagne et remonter jusqu’à l’endroit où se trouve le Camalot que nous avons oublié. En fait c’est moi qui l’ai oublié! Me voilà obligé de remonter jusqu’au coinceur, de le récupérer et de des-escalader.

Le jeudi la météo nous pousse plus au sud sur le site de Soppeira, endroit magique qui se situe au pied d’un barrage. L’escalade est très belle, le paysage magnifique, la descente incongrue.

Enfin le vendredi nous nous rendons sur le site dit « husky ». C’est la voie qui nous aura donné le plus de mal en terme d’itinéraire et de difficulté. Julien passera admirablement la longueur clé avec un joli sens de l’itinéraire.

C’était pour nous l’occasion de voler de nos propres ailes, ce ne fut pas toujours facile, mais nous avons réussi, nous pensons, à atteindre les objectifs que nous nous étions fixés.

Thomas, Juan et Julien







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