Carnet de route

ski nordique dans le Jura par un froid sibérien : regreys ou remords ?

Le 14/03/2018 par lechat catherine

Ski nordique dans le jura par un froid sibérien : regrets ou remords ?

 

Dimanche 25 février : Nantes – Chapelle des Bois

Circulation fluide pour traverser la France, plaisir de rouler un dimanche.

A 5 Km de l’arrivée : pas un gramme de neige, même sur les plus hauts sommets aperçus. Silence pesant, chacun se demandant où l’on allait pouvoir skier. Passage d’un col, changement de vallée et surprise …. tout est blanc. Ouf ! les langues se délient.

Lundi 26 février : Combe des Cives (Chapelle des Bois) – Chez Liadet (Mouthe)

Journée de mise en jambes pour rallier le gîte « Chez Liadet ». Sur les traces de Lionel Daudet, nous longeons le mur frontière franco-suisse dans un paysage féérique (1) . Longue mise en jambes, très longue mise en jambes, usure des jambes: c’est à plus de 18h et par un froid glacial que nous atteignons le gîte.

(1)    : En 2011-2012, Lionel Daudet a  longé les frontières française au plus près du terrain : le  DODtour

 

Mardi 27 février : L’Abbaye (lac de Joux)

Pas de neige pour cette 2ème étape et changement de programme. Comme la fatigue hier était générale, nous décidons soit de skier dans le secteur soit marcher ou encore buller avant de prendre un taxi en début d’après-midi pour descendre sur l’Abbaye, au bord du lac de Joux. C’est sans compter sur le froid sibérien qui sévit ici : même le diesel jurassien n’y résiste pas. En attendant le taxi nous passons le temps en faisant quelques parties de Triomino avec Marius, 4 ans, fils des gérants du gîte.  Après 3h de tentative de dégel du minibus, le taxi déclare forfait ; heureusement un autre taxi, sollicité en remplacement, nous dépose devant notre luxueux hébergement où nous avons tout loisir de philosopher sur : faut-il mieux avoir des regrets que des remords ? Après un long débat, « google » ne nous donnera pas la solution !... mais de l’avis général, nous n’avions ni regrets, ni remords d’avoir pris un taxi.

 

Mercredi 28 février : L’Abbaye – refuge du Cunay (Suisse)

Beau temps, toujours aussi froid et très bonne surprise : tout juste quitté le village, la neige est là. Longue et belle étape glaciale, tantôt en forêt, tantôt à découvert. Pour rompre la monotonie de l’étape (qui n’est pas monotone), il est proposé un exercice de secourisme. Sujet : conduite à tenir face à une personne victime d’épuisement. Pas de volontaire : je me dévoue. En un éclair, 3 couvertures de survie sont sorties, « la victime » est emmaillotée et isolée du froid, des sucres rapides lui sont donnés. Exercice réussi, très bonne réactivité du groupe, je peux repartir !

Cabane du Cunay : confort et propreté Suisse. Poêle déjà allumé à notre arrivée par un fin connaisseur du Jura déjà rencontré « chez Liadet » .

 

Jeudi 1er mars : cabane du Cunay – cabane des Pralets

Tombe la neige, tombe : tout est silencieux, feutré, blanc. Quoique ! les sursacs sont de sorties, vert, orange, bleu, noir , rouge ou jaune, apportant une touche de couleur. Plaisir de glisser dans cette belle poudreuse et de temps à autres s’y vautrer. Nous rejoignons une combe, passons le col du Marchairuz puis enfilons la combe des Amburnex jusqu’à la cabane des Pralets à moitié ensevelie sous la neige. Les skis ne glissent pas et bottent par moment, le terrain est plat, il faut pousser sur les bâtons. Nous passons la soirée en compagnie de 3 belges flamands et Nathalie, une fois de plus, nous régale de sa soupe aux 9 légumes.

 

Vendredi 2 mars : cabane des Pralets – refuge des Tuffes

Tombe la neige, tombe

Colle la neige, colle

10 petits bonhommes de neige cheminent en silence

Skis sur la neige, tête sous la neige.

Pause bienvenue, au chaud , dans une buvette

Pique-nique tardif, au chaud, à l’arrivée.

 

Samedi 3 mars : refuge des Tuffes – refuge de la Combe des Cives

Douceur et calme ce matin, pas de vent mais les flocons tourbillonnent encore dans le ciel.

L’étape est trop longue : nous partons prendre le ski-bus qui nous amène à Bois d’Amont et raccourcissons ainsi le parcours de 8km. Petit raidillon pour rejoindre une piste damée que nous suivons sur quelques kms. Contrôle des forfaits (que nous n’avons pas) mais on nous laisse passer et nous confirme dans notre choix d’itinéraire. Arrêt au chalet Gaillard (halte ou nuitée conseillée) avant d’utiliser la piste des raquettes beaucoup plus agréable pour nous qui nous mène par un beau parcours en forêt sur les crêtes du mont Risoux. Le parcours se corse : descente à pied sur le lac de Bellefontaine, succession de montées et descentes en zone dégagée ou boisée, quelques descentes rock and roll sur des chemins chaotiques. En fin d’étape les reflexes se font plus lents et l’homme au sursac jaune laisse quelques empreintes sur un bloc de glace bien sagement garé sur le bord du chemin. Enfin nous rejoignons la combe des Cives, le soleil rasant fait son apparition et c’est par une belle lumière que nous arrivons au gîte.

Cat the Cat avec la complicité de Bernard, Caroline, Eric, Fabienne, Geneviève, Hervé, Marie-Jeanne, Nathalie, Patric

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