Carnet de route
stage grandes voies jeunes
Sortie : du
Le 27/10/2012 par les stagiaires
Samedi à 4h du matin nous partons pour Sainte Victoire, les stagiaires parlent un peu (ils se connaissaient déjà) puis la fatigue prenant le dessus, ils s'endorment pendant que Paul conduit. Dès que le jour se
lève, tout le monde se réveille puis parle, on écoute de la musique, on joue aux jeux vidéos (ce qui sera une très bonne occupation durant le trajet). Nous nous arrêtons pour manger et repartons, Arnaud et Paul se relayant pour conduire. Nous arrivons plus tôt que prévu et nous mettons à réviser les manip de grandes voies.
Nous nous réveillâmes au matin du dimanche par un froid polaire. Oui, polaire, au point qu’il neigeait ! Il neigeait à proximité d’Aix-en-Provence, la routine quoi ! Moins embêtant pour la grimpe (quoique…), le mistral était lui aussi polaire et permettait à la température ressentie de chuter encore de quelques degrés. Après nous être remis de la surprise, et une fois que la neige se fut arrêtée, nous partîmes finalement pour la fameuse montagne Ste-Victoire. A cause de la chute d’un pin (pas celui de la boulangerie, malheureusement !) qui obstruait toute la route, nous dûmes partir d’un parking à une heure de marche des sites de grimpe. Etant donné la différence de niveau entre les filles et les mâles, nous nous séparâmes en deux groupes : les mecs avec Arnaud et les féminines avec Paul.
Le groupe des mecs arrivait à peine (et avec peine) au secteur choisi que Pierre L. cria « PIERRES » !!! Effectivement, une chute de pierres nous tomba dessus. Nous nous plaquâmes à la paroi tout de suite, mais Arnaud vérifia que les enfants étaient en sécurité et une pierre lui tomba sur la tête, lui arrachant un bout de peau. Vite, les garçons le mirent à l’abri, Pierre P. lui fit une compresse avec sa polaire pendant que Florent allait chercher du secours en bas ( il n’y avait pas de réseau en haut…). Il tint le coup jusqu’à l’arrivée des pompiers, qui l’emmenèrent à l’hôpital.
Pendant ce temps-là, Paul et les filles passèrent une super journée de grimpe, et firent plusieurs voies de quelques longueurs. Ce n’est qu’en revenant au parking que Paul apprit la nouvelle sur un papier laissé sur le pare-brise. Une fois rentrés au camping, les garçons partirent à Aix pour aller voir Arnaud. Il allait déjà mieux, mais il écopa quand même de 33 (comme son âge…) points de suture à la tête, et de 5 au genou. En revenant au camping, Paul, d’humeur assez peu encline à la parlotte, découvrit que les filles n’avaient pas préparé le repas ! Ah les malheureuses ! le désastre ! on peut dire que le stage commençait bien !
Lundi, nous avons commencé notre journée, comme tous les jours, par prendre le petit déjeuner. Vers 9h00 nous avons pris le mini bus pour aller jusqu’au parking. La marche d’approche du Grand Couloir fut la plus longue de toute la semaine : nous avons marché dans les éboulis et nous somme arrivés très haut dans la montagne. Paul s’est encordé et a monté sur un terrain d’aventure. Apres nous sommes montés à notre tour, nous avons un peu marché pour escalader une autre paroi. Arrivés en haut de la dernière longueur, nous avons terminé décordés jusqu’au sommet. La vue était magnifique, on voyait les Écrins, le Mont Blanc, des montagne d’Italie et encore d’autres. Nous avons mangé notre pique-nique puis nous sommes descendus sur un sentier pour arriver au parking vers 16h30. Après manger nous avons fait la vaisselle puis nous nous sommes couchés.
Le mardi, nous partons grimper à l’aiguille Bertine dans le secteur Commando. Les garçons décident, une fois arrivés, de démarrer par une « petite » grande voie de deux longueurs (5b+ et 6a) pour s’échauffer. Florent se lance, et ni une ni deux, il enchaîne la voie sans difficultés. Cependant Florent s’est trompé de relais, et n’a fait que les 2 tiers du chemin. Pierre L. part donc en tête pour conclure la voie, pas si facile que ça (la fin en 6a+), fait monter les deux autres, et repart dans la difficulté finale. Il y tombe deux fois, dans un dévers au « réta » peu accueillant. Arrivés en haut, nous nous installons confortablement et enlevons nos chaussons (bonjour l’odeur), puis nous descendons le premier rappel. Hélas, la corde se coince lorsque nous tirons dessus, 35 mètres au-dessus de nous. Pierre L. repart donc dans la 6a+, débloque la corde, installe une réchap’ sur un spit, redescend, recoince la corde en la tirant, remonte et redescend pour de bon. Ce petit pépin nous prend pas moins de 2 heures, et lorsque nous atteignons enfin notre objectif, il est temps de rentrer. De leur côté, Paul, Dalva et Mireille grimpent 2 grandes voies de trois longueurs, les Masques de Pierre et les Mouches, ce qui fut quelque peu douloureux pour deux des garçons homonymes, et ce particulièrement au niveau du visage (hum…) ... Bref, nous rentrons au camping et nous profitons du foie gras de Pierre L. et de son canard confit, et en dessert des crèmes caramel que Dalva avait fait mais qui n’était pas prêtes quand c’était son jour de dîner (les crèmes caramels était ratées). Le stade profit est malheureusement de courte durée car il faut faire la vaisselle, et laver une poêle pleine de graisse, avec une éponge et de l’eau froide, n’est pas le moment que j’ai préféré de son stage, loin de là !
Il faisait un temps exécrable le mercredi, nous sommes donc restés toute la journée dans la tente et avons pris, avec joie, un magnifique déjeuner chaud : des pâtes. l'occupation de cette journée a encore été celle du trajet aller, et Dalva a découvert "Les 2 minutes du peuple" pendant que Pierre P. chantait "Ma petite Scandinave". Je crois me souvenir que c'est Paul qui a fait la cuisine du soir ce jour là : son traditionnel bœuf bourguignon, moins une conserve avariée qui avait empuanti le minibus lors du voyage aller, jusqu’à ce qu’on localise l’origine du sinistre olfactif.
Le matin de la journée du jeudi, nous avons levé le camp et sommes partis en direction des Calamès pour couper le voyage retour (plus qu’un seul chauffeur !) et profiter du beau temps revenu pour aller y gravir des grandes voies du pilier des Cathares. Avons pris gîte à l’hôtel Première Classe de Pamiers, où les filles se sont retrouvées enfermées dehors, après avoir bêtement laissé leur clef dans leur chambre.
Vendredi donc, par un temps estival, grimpe au Calamès de deux voies qui se sont rapidement révélées très agréables. Il aura fallu un peu moins de quatre heures aux filles pour sortir les 5 longueurs de « Pour Lubeline » et elles sont arrivées premières au sommet. Quelle belle récompense nous avons eu alors ! Vue à couper le souffle sur les Pyrénées enneigées, et sieste au soleil nous attendaient. Les garçons ont rejoint une heure plus tard, après avoir sorti « Rio ». Et ce n'est que vers quatre heure que nous avons levé le camp, pour faire route vers Toulouse, et plus précisément vers l'hôtel "Eurocentre" et le restaurant "l'Olivette".
Dernière journée, le samedi, route jusqu’à la maison de Paul. L’ambiance du retour était là aussi conviviale et nous nous somme arrêtés à la Rochelle chez le frère de Paul pour manger notre Pique-nique, accompagné de quelques carambars offerts par la maison.





