Carnet de route
Raid en ski de randonnée et alpinisme – massif de l'Albaron
Le 30/03/2026 par Thomas Fradet
Jour 1 : Déplacement en train depuis la Bretagne/Nantes direction Bonneval-sur- Arc via Modane.
Bonneval-sur- Arc est un charmant village aux chalets coquets tout de bois construits. Le séjour démarre très bien par une soirée de dégustation fromagère au restaurant la Cabane. Nous passons la nuit au Chalet du CAF de Bonneval – bien débarrassé de ses parasites invasifs. Thomas nous a proposé de préparer chaque journée avec la méthode CSV, ce qui a l’avantage de tous nous impliquer dans la préparation des itinéraires, et de nous faire appréhender collectivement les risques, le BERA et les biais cognitifs. Cette méthode a eu l’autre intérêt de créer dès le début du séjour une belle cohésion d’équipe, qui ne nous a pas quittés durant tout le séjour.
Jour 2 – Bonneval sur Arc – Refuge du Carro – D+ 1000m
La longue distance d’approche passant par le hameau de l’Ecot s’avère magnifique, avec des points de vue superbes sur le Mont Séti. La montée vers le refuge du Carro se fait sans difficulté particulière, avec néanmoins un petit détour vers la fin pour éviter des pentes bien trop raides. Nous dégustons la délicieuse cuisine du refuge pendant que la neige tombe abondamment dehors…
Jour 3 – Col de Gontière
La météo ce jour-là n'est pas des plus propices. La montée au Col de Gontière se fait sans difficulté, par contre rapidement le vent se lève et le brouillard avec lui. Nous avons décidé de redescendre de l’autre côté du col de Gontière et de retourner au refuge par le Sud. Cette petite étape s’est avérée bien plus difficile dans le brouillard et sans les qualités d’orientation et la vigilance attentive de Thomas, conforté par le groupe, il aurait été facile de se perdre.
A l’arrivée au refuge, nous avons fait une séance de révision, et d’apprentissage pour Claire, des manipulations d’encordement et de sauvetage en crevasse.
Pendant ce temps la neige continue de tomber….et le vent de souffler !
Jour 4 – Refuge du Carro – Refuge des Evettes – via l’Ecot
La veille nous avons décidé de revoir l’itinéraire initial, qui prévoyait de nous faire rejoindre le refuge des Evettes via le col des Pariotes et le col de Trièves en traversant des glaciers. En effet, le risque BERA est remonté à 3, le vent est très fort et surtout Carlos a finalement pu nous rejoindre !
Nous avons donc opté pour des retrouvailles à l’Ecot après avoir franchi sous le vent le col des Pariotes. La descente vers l’Ecot depuis le col est notre première descente sans brouillard et avec la belle poudreuse de la nuit, notre meilleure descente !!!
Bien contents de se retrouver nous faisons ensemble la montée vers le refuge des Evettes que nous rejoignons dans l’après-midi.
Jour 5 : Col de la Disgrâce
Les refuges sont frappés par une épidémie de gastro….qui malheureusement n’épargne pas notre groupe. Nous renonçons à l’ascension de l’Albaron et à l’Italie…
Nous consacrons la matinée à mettre en pratique les techniques d’encordement et de sauvetage en glacier, ainsi que la marche en crampons et piolet.
L’après-midi nous allons au col de la Disgrâce qui nous permet d’avoir une vue incroyable sur l’Albaron et les glaciers qui l’entourent.
Jour 6 : Tour du Mont Séti
Nous partons faire le tour du mont Séti par le lac du Glacier du Méan. Lors de la montée nous devons mettre les couteaux sur un passage raide, car la neige avait bien durci. Toutes les techniques sont bien acquises pour tous !
Le point de vue sur le glacier est magique. Nous remontons par les gorges de la Reculaz, bien impressionnantes et qui se méritent ! La cascade gelée de la Reculaz est une belle récompense !
Jour 7 : Col de la Disgrace – Glacier du Grand Méan – Col du Méan
C’est le dernier jour et tout le monde est sur pied ! Nous nous lançons à l’attaque de la Cime Monfret. L’ascension se fait en traversant le glacier du Grand Méan. La traversée encordée sur le glacier se déroule sans encombre. Nous finissons les derniers mètres qui nous séparent du sommet en crampons et piolet. La vue à 360° au sommet est incroyable, toute l’Italie se déroule à nos pieds ! Nous sommes fiers et heureux d’y être !
Nous avons su nous adapter à la météo et aux maladies… et même si au loin l’Albaron nous nargue, nous savourons notre victoire ! et qu’il patiente un peu, nous n’attendrons pas 20 ans pour revenir !




