Du 25 au 27 février 2022 (Par Fabien et Cédric)
Jour 1 :
Nous voilà tous réunis au point de rdv, presque à l’heure ???? Top chrono, direction Tarbes pour y passer la nuit au 1ère classe (le nom devrait être revu). Le sentiment de ne pas avoir beaucoup dormi, nous continuons notre chemin en direction d’Aulon. Location de ski terminée, café et pain au chocolat en main, direction le point de départ. Objectif, la cabane d’Auloueilh (1857m), D+600m. On pack les sacs, ferme le camion et nous voilà partis pour ce voyage de 3 jours. Mais où est la neige ? Un peu plus haut ! Du coup on accroche nos skis dans le dos, ça fait pro n’est-ce pas ?
Fabrice est mis à l’épreuve, trouver la cabane. Un beau cas d’école dans cet environnement. On évolue dans un brouillard épais, merci le 1er niveau de cartographie et merci à notre expert Guillaume. Même les yeux bandés il trouverait son chemin en montagne. La neige est enfin là, break casse-croûte avant de chausser et de commencer nos 1ère conversions. Tous ravis de s’en sortir sur cet exercice, Guillaume nous apprend la méthode à la Polonaise, très esthétique. Je vous invite à regarder un tuto vidéo. Trouver la cabane, cela paraît simple, il suffit de suivre le torrent. Ce dernier sous la neige, la chose se complique. Quelques calculs, distance sur la carte, vitesse de marche, temps et direction, ok la cabane est à 7’ en marchant à environ 4km/h dans cette direction. 7’ plus tard, pas de cabane ! Guillaume jette un œil autour de nous, la voici, juste là à côté. Nous l’avions quasiment dépassée. Nous déposons nos affaires pour repartir effectuer quelques exercices de piolet/crampons dans un couloir à 45° ( tuto sur la descente face à la pente crampons aux pieds "la position du gorille", pas facile de garder son sang-froid quand on manque de basculer en avant). Petite descente puis apéro bien mérité, oui oui apéro, Fabrice a monté un cubi de vin rouge, accompagné de cacahuètes et cajous, que du bonheur. On se régale de nos lyophilisés et dodo.
Jour 2 :
Levé 7h décollage 9h15, oui on a pris notre temps. Objectif le refuge de " Bastan", D+900m, en montant jusqu'au pic de Portarras (2697m) puis descente par le col de Bastanet.
Toute ascension a son petit lot d'aléas : cette fois, c'est la gourde de Philippe qui décide de se faire la malle. Nous la voyons dévaler la pente inexorablement vers le fond de vallée. Ce qui vaut à Philippe de devoir faire un aller-retour pour la récupérer. Ce qui lui vaut également de perdre pas mal d'énergie et de puiser dans les réserves pour terminer la journée.
Arrivés au pic, la vue est magnifique. Elle nous donne l'occasion d'observer la vallée de Cloutou avec ses nombreux lacs enneigés ainsi que l'observatoire du pic du Midi de Bigorre à quelques kilomètres de nous. La météo est ensoleillée, les alpinistes en profitent. Nous pouvons voir sur les pics qui nous entourent leur petites silhouettes en terminer avec leur propre ascension.
L'heure de la descente a sonné. Au grand détriment de Thierry, nous n'allons pas pouvoir prendre le couloir que Guillaume avait prévu. Trop technique pour certains d'entre nous. Nous mettons en pratique l'entraînement de la veille pour fixer nos skis au sac, enfiler nos crampons et longer la crête en vue d'atteindre le col en contrebas, moins pentu. Après une descente relativement simple, nous atteignons le refuge. Les cabanes savent se faire désirer dans le quartier : si elles ne ressemblent pas à de gros cailloux, c'est avec des sapins qu'on peut les confondre. 17h, le soleil est encore présent pour une petite toilette à la source d'eau sous ses derniers rayons. Bien nous a pris de ne pas arriver trop tard. Nous étions dans les premiers au refuge, ce qui nous a permis d'occuper les lits de l'étage. Capacité du refuge : 15 (hiver). A la fin de la journée, nous étions 26 et un chien. Serrés comme des sardines avec des Italiens au fort accent Espagnol (n'est-ce pas Antoine ;), nous n'avons pas eu froid pour la nuit. Autant dire que nos duvets zéro degré n'ont pas servi à grand chose.